Les titres sur le Moyen-Orient dictent l’appétit pour le risque
Le secrétaire américain à la Défense, Pete Hegseth, a déclaré que le cessez-le-feu conclu il y a près d’un mois restait en vigueur, tandis que le secrétaire d’État, Marco Rubio, a indiqué que les opérations offensives des États-Unis étaient terminées. Le président Donald Trump a annoncé une pause temporaire des opérations d’escorte de navires dans le détroit d’Ormuz, le temps d’évaluer la possibilité d’un accord. Trump a aussi prévenu que, si l’Iran n’acceptait pas un accord, les bombardements reprendraient « à un niveau bien plus élevé ». Cela a limité l’amélioration du climat de marché. Côté statistiques américaines, l’ADP a fait état de 109 000 créations d’emplois dans le secteur privé en avril, au-dessus des 99 000 attendues. ADP est une estimation privée des embauches, souvent utilisée comme indicateur avant les chiffres officiels. Malgré cela, le dollar est resté faible, l’appétit pour le risque prenant le dessus. En Suisse, l’inflation est montée à 0,6 % sur un an en avril, contre 0,3 % en mars, au-dessus de la projection de la BNS (Banque nationale suisse) à 0,5 %. La hausse des coûts de l’énergie, liée aux tensions au Moyen-Orient, a été un facteur clé.L’appétit pour le risque pèse sur le dollar
L’amélioration de l’appétit pour le risque pèse sur le dollar. Les discussions de haut niveau entre Washington et Pékin visant à réduire les tensions commerciales incitent les investisseurs à s’éloigner des valeurs refuge. C’est le principal moteur du sentiment de marché cette semaine. Dans ce contexte, un repli de la volatilité implicite (volatilité anticipée par le marché, déduite des prix des options) sur les grandes paires de devises est possible si les tensions diminuent. Mais des déclarations officielles peuvent vite inverser le climat, ce qui rend risquée une stratégie de vente de volatilité comme le « short straddle » (vendre simultanément une option d’achat et une option de vente au même prix d’exercice, en pariant sur une faible variation du taux). Acheter des options de vente (« puts », qui augmentent de valeur si la paire baisse) sur l’USD/CHF peut être une façon plus simple de se positionner sur une nouvelle faiblesse du dollar. Du côté du franc suisse, la devise montre une solidité. Les derniers chiffres d’inflation d’avril 2026 ressortent à 1,4 %, légèrement au-dessus des prévisions de la BNS et bien au-dessus des 0,6 % observés un an plus tôt. Cela réduit la probabilité d’une intervention de la BNS (action sur les marchés ou mesures visant à influencer le taux de change) pour affaiblir le franc, ce qui accentue la pression baissière sur l’USD/CHF. Le marché semble ignorer des statistiques américaines solides, comme lors des discussions de désescalade entre les États-Unis et l’Iran en 2025. Par exemple, le rapport officiel sur l’emploi publié vendredi dernier indiquait 195 000 créations de postes en avril, sans soutenir le dollar. Cette priorité donnée à la géopolitique plutôt qu’aux fondamentaux (données économiques de base) suggère de surveiller surtout le risque lié aux gros titres (réactions rapides aux nouvelles). Les opérateurs peuvent envisager d’acheter des options de vente USD/CHF de court terme, avec des prix d’exercice sous les niveaux de support actuels (zone de prix où la baisse a tendance à ralentir). L’environnement laisse entrevoir une cassure des derniers points bas. Les options permettent un risque plafonné (perte limitée à la prime payée). Une échéance de deux semaines à un mois peut convenir pour capter le prochain mouvement si le climat favorable au risque se maintient.
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