L’attention se déplace de l’emploi vers l’inflation
Les anticipations sur la Réserve fédérale (Fed, banque centrale des États-Unis) seraient davantage guidées par l’inflation que par le marché du travail. Les baisses de taux intégrées par le marché (attentes déjà reflétées dans les prix) ont en grande partie disparu, et la prochaine publication de l’indice des prix à la consommation (CPI, mesure de l’inflation) est présentée comme plus déterminante pour la politique de la Fed. Le dollar est décrit comme exposé à davantage de risques de baisse que de hausse avant les chiffres de l’emploi. Les mouvements à court terme pourraient dépendre de l’évolution de la situation au Moyen-Orient. Un rapport sur l’emploi meilleur que prévu aurait un effet limité pour soutenir le dollar. La raison avancée: les baisses de taux ne sont plus attendues, et les données d’inflation pèsent davantage sur les attentes de hausse de taux. Comme indiqué, l’indice du dollar (DXY) évolue dans une bande très étroite, restant globalement entre 104,50 et 106,00 sur avril 2026. Ce type de phase de faible volatilité précède parfois un mouvement plus marqué, avec un risque davantage orienté à la baisse pour le dollar. Ce resserrement rend les stratégies via options (contrats donnant le droit d’acheter ou de vendre à un prix fixé) moins chères, car leur prix dépend notamment de la volatilité implicite.Quelle suite pour le dollar
Le rapport sur l’emploi d’avril, publié vendredi dernier 1er mai, confirme cette lecture. Malgré un chiffre supérieur aux attentes, avec 240.000 emplois créés, le dollar a peu progressé, le marché accordant moins d’importance à l’emploi. Les baisses de taux de la Fed étant presque totalement exclues pour l’année, l’attention se concentre sur le risque que l’inflation pousse la Fed vers une hausse des taux. Le prochain CPI la semaine prochaine devient donc la donnée la plus suivie. Le dernier chiffre du CPI sous-jacent (inflation hors énergie et alimentation, suivie car plus stable) pour mars 2026 était élevé à 3,7%. Un nouveau chiffre élevé compterait davantage pour le dollar que des statistiques sur l’emploi. Cela rend intéressante une prise de position avant la publication, en anticipant une baisse du dollar si l’inflation ressort plus faible que prévu. Le profil de risque est dit « asymétrique »: une bonne statistique soutient peu le dollar, mais une mauvaise pourrait provoquer une baisse plus marquée. Les traders de produits dérivés (instruments financiers dont la valeur dépend d’un actif, comme options et contrats à terme) peuvent envisager l’achat d’options de vente (put, qui gagnent si l’indice baisse) sur le DXY, ou d’options d’achat (call, qui gagnent si le taux monte) sur des paires comme l’EUR/USD, pour se positionner sur ce risque de repli. La faible volatilité implicite récente rend ces options accessibles à un coût jugé raisonnable. Il faut aussi surveiller la géopolitique, notamment les tensions au Moyen-Orient. Une escalade pourrait déclencher un mouvement de « fuite vers la sécurité » (achats d’actifs jugés sûrs), ce qui soutiendrait temporairement le dollar et contredirait ce scénario baissier. Ces événements peuvent prendre le pas sur les données économiques. Un schéma comparable s’est produit en 2023: une série de bons chiffres de l’emploi avait peu soutenu le dollar, le marché étant focalisé sur le ralentissement de l’inflation. Quand l’attention se fixe sur une donnée comme l’inflation, d’autres indicateurs perdent de leur influence. Cela renforce l’idée que le prochain CPI devrait donner le ton pour le dollar dans les prochaines semaines.
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