Optimisme sur un accord États-Unis–Iran
La progression est restée limitée après des chiffres plus solides sur l’emploi privé aux États-Unis. ADP (un indicateur basé sur les données de paie du secteur privé, utilisé comme signal avancé de l’emploi) a fait état de 109 000 créations d’emplois en avril, au-dessus des 99 000 attendus, et en hausse par rapport aux 61 000 de mars (révisés). Sur le graphique en quatre heures, l’AUD/USD s’est maintenu au-dessus de la moyenne mobile simple (SMA, un indicateur qui lisse les prix en faisant une moyenne sur une période donnée) à 20 périodes, à 0,7197, et de la SMA à 100 périodes, à 0,7166. Le RSI (indice de force relative, un indicateur d’élan qui aide à repérer un marché trop acheté ou trop vendu) se situait autour de 63. Les résistances étaient situées à 0,7242 et 0,7251. Les supports étaient indiqués à 0,7232 et 0,7229, puis à 0,7197 et 0,7166.Perspectives de marché et positionnement
Le marché du travail américain continue d’afficher une vigueur notable, ce qui renforce l’attrait du dollar. Le rapport NFP (Non-Farm Payrolls, statistique officielle des créations d’emplois hors secteur agricole) d’avril 2026 a montré 240 000 créations de postes, au-dessus du consensus à 180 000, ce qui a alimenté les pressions sur les salaires (et donc sur l’inflation). Dans ce contexte, il est difficile de parier durablement contre le dollar. Dans le même temps, l’incertitude autour des niveaux de production de l’OPEP+ (alliance entre l’OPEP et des pays producteurs partenaires, qui influence l’offre de pétrole) maintient les marchés des matières premières sous tension, ce qui apporte un soutien relatif à des devises comme le dollar australien. Ces forces contraires suggèrent une paire sans direction claire à court terme. De notre point de vue, le ton prudent de la Banque de réserve d’Australie (RBA, banque centrale australienne) cette semaine limite aussi le potentiel de l’AUD. Elle a signalé une pause pour évaluer l’effet des précédentes hausses de taux sur l’inflation, désormais à 3,4% sur un an, en baisse par rapport à son pic mais encore au-dessus de la cible. Cela contraste avec une Réserve fédérale (Fed) toujours restrictive (hawkish, c’est-à-dire priorisant la lutte contre l’inflation via des taux élevés), ce qui crée un écart de politique monétaire favorable au dollar. Pour les opérateurs sur produits dérivés (instruments dont la valeur dépend d’un actif sous-jacent, ici la paire AUD/USD), cet environnement plaide pour des stratégies visant une volatilité faible. Vendre la volatilité (chercher à profiter d’un marché stable) peut être pertinent. Un « iron condor » sur l’AUD/USD (montage d’options qui vise un gain si le cours reste dans une fourchette, en vendant une option d’achat et une option de vente et en achetant des options plus éloignées pour limiter le risque) permettrait de tirer parti d’un marché coincé entre la robustesse des statistiques américaines et le soutien lié aux matières premières. À l’inverse, l’achat de straddles ou de strangles de maturité longue (stratégies d’options qui misent sur un fort mouvement dans un sens ou dans l’autre ; le straddle achète un call et un put au même prix d’exercice, le strangle les achète à des prix d’exercice différents) peut servir à se positionner sur une cassure future. Cela profiterait d’un mouvement marqué, par exemple si l’économie américaine ralentissait nettement ou si un événement géopolitique modifiait fortement l’appétit pour le risque.
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