Faiblesse du dollar et baisse du pétrole
Les prix du pétrole ont reculé et l’indice du dollar américain (DXY) est revenu vers ses niveaux d’avant-guerre. Le DXY, qui mesure le dollar face à six grandes devises, s’échangeait près de 97,88, en baisse d’environ 0,15% sur la séance. Les traders ont aussi réévalué la trajectoire de la Réserve fédérale (Fed, banque centrale américaine), la baisse du pétrole réduisant les craintes d’inflation (hausse générale des prix). Beth Hammack, présidente de la Fed de Cleveland, a indiqué que les taux pourraient rester inchangés « longtemps » et a averti que des baisses trop importantes pourraient relancer l’inflation. Les inscriptions initiales au chômage aux États-Unis (nouvelles demandes d’allocations) sont montées à 200.000 pour la semaine se terminant le 2 mai, contre 190.000, pour 205.000 attendues. En Suisse, l’indice des prix à la consommation (CPI, mesure de l’inflation) a progressé à 0,6% sur un an en avril après 0,3% en mars, et à 0,3% sur un mois, restant sous l’objectif de 2% de la BNS (Banque nationale suisse).Stratégies d’options face à la volatilité
La situation reste incertaine, et les titres d’actualité peuvent faire bouger le marché dans un sens comme dans l’autre. Il faut donc envisager des stratégies qui profitent de mouvements plus amples des prix, comme un straddle acheteur (achat simultané d’un call et d’un put au même prix d’exercice) ou un strangle acheteur (achat d’un call et d’un put avec des prix d’exercice différents), afin de capter un grand mouvement que l’accord se concrétise ou échoue. La volatilité implicite (mouvement futur anticipé par les prix des options) sur les principales paires de devises a bondi de plus de 15% sur la dernière semaine, signalant que le marché des options anticipe un mouvement important à venir. Le marché réduit désormais les attentes d’une Fed restrictive (politique monétaire visant à freiner l’inflation par des taux plus élevés), car la baisse du pétrole atténue les inquiétudes sur l’inflation. Avant le rapport sur l’emploi américain NFP (Nonfarm Payrolls, créations d’emplois hors agriculture) de demain, des options à très courte échéance peuvent servir à se positionner: un chiffre de l’emploi faible accélérerait probablement la baisse du dollar et conforterait des positions baissières sur l’USD/CHF. Le marché des contrats à terme (futures, prix implicites des anticipations de taux) n’intègre plus qu’une probabilité inférieure à 20% d’une hausse de taux d’ici la fin de l’année, contre près de 50% il y a un mois. Même si le franc suisse se renforce, il faut garder à l’esprit l’aversion historique de la BNS pour une devise trop forte. Si l’USD/CHF casse nettement sous 0,7700, le risque d’intervention de la BNS (actions sur le marché des changes pour influencer la monnaie) augmente. Il est donc prudent de protéger des positions vendeuses avec des options call hors de la monnaie (prix d’exercice au-dessus du cours actuel, servant d’assurance). Le choc de 2015, lorsque la BNS a abandonné le taux plancher face à l’euro (fin d’un niveau défendu), rappelle qu’elle peut agir rapidement si elle juge que la monnaie s’est appréciée trop loin, trop vite.
Commencez à trader maintenant – Cliquez ici pour créer votre vrai compte VT Markets