Anticipations d’inflation à court terme
Les ménages s’attendaient à une baisse des prix de l’essence après la hausse de mars à 9,4%. La hausse de mars a été liée à un choc énergétique (hausse soudaine des prix de l’énergie) associé à la guerre en Iran. Les avis sur les finances personnelles étaient partagés en avril. Les répondants ont déclaré une incertitude sur leur situation financière et s’attendaient à ce que le crédit (emprunter auprès d’une banque) soit plus difficile à obtenir qu’en mars. Les anticipations sur les embauches, les salaires et les revenus étaient également partagées. Les répondants s’attendaient à une hausse du chômage au cours de l’année à venir.Basculement vers les craintes sur la croissance
Aujourd’hui, la situation a changé, car le durcissement de la politique de la Réserve fédérale (hausse des taux et conditions financières plus strictes) semble produire ses effets. Les données récentes d’avril 2026 montrent que l’indice des prix PCE « core » (Personal Consumption Expenditures hors énergie et alimentation, mesure d’inflation privilégiée par la Fed) a ralenti à 2,8% sur un an. Cela suggère que la principale inquiétude de l’an dernier recule et qu’une adaptation de la stratégie est nécessaire. En revanche, les craintes de 2025 sur l’affaiblissement du marché du travail deviennent plus pertinentes. Le taux de chômage, après un point bas à 3,5% l’an dernier, est récemment remonté à 3,9% selon le dernier rapport sur l’emploi. Cela confirme une tendance anticipée par les ménages, ce qui suggère que le ralentissement économique remplace l’inflation comme risque principal. Cela implique que les stratégies de marché devraient passer de la protection contre l’inflation à un positionnement pour un ralentissement et d’éventuelles baisses de taux. On peut envisager des instruments qui profitent d’une baisse des rendements obligataires (les taux d’intérêt des obligations), comme des options d’achat (« calls », droit d’acheter à un prix fixé) sur des ETF d’obligations du Trésor. Des stratégies sur la volatilité via des options sur le VIX (indice de volatilité, souvent appelé « baromètre de la peur ») peuvent aussi être envisagées, le marché intégrant ce passage des craintes d’inflation à celles sur la croissance. Le marché des produits dérivés (instruments financiers dont la valeur dépend d’un actif, comme les options ou contrats à terme) reflète ce changement : les contrats à terme sur les Fed funds (anticipations de taux directeurs) intègrent désormais une probabilité élevée de baisse de taux plus tard cette année. Actuellement, le marché suggère plus de 70% de probabilité d’une baisse d’ici la réunion de septembre 2026, un retournement marqué par rapport au ton restrictif (« hawkish », favorable à des taux élevés) d’il y a un an. Cela rend plus attractives les options de longue maturité (options avec une échéance lointaine) misant sur des taux plus bas. Il faut aussi surveiller les marchés du crédit, car les inquiétudes sur un accès plus difficile au crédit restent d’actualité. Des données récentes de l’enquête Senior Loan Officer Opinion Survey (enquête de la Fed auprès des banques sur leurs critères de prêt) montrent que les banques continuent de durcir leurs critères pour les prêts aux entreprises (prêts commerciaux et industriels). Cela peut créer des opportunités de stratégies anticipant des tensions sur le crédit des entreprises, comme l’achat de protection via des CDS (credit default swaps, assurance contre le défaut) sur des secteurs fragiles.
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