Risque géopolitique et maritime
CNN rapporte que Téhéran a instauré de nouvelles exigences pour les navires empruntant le détroit, d’après un document que la chaîne dit avoir consulté. La « Vessel Information Declaration » (déclaration d’informations du navire) de la nouvelle Persian Gulf Strait Authority (PGSA, autorité iranienne chargée du passage) doit être remplie par tous les navires en transit, et le niveau d’éventuels droits de passage reste incertain après de précédentes informations évoquant environ 2 millions de dollars par traversée. Ces mesures interviennent alors que, selon plusieurs sources, les États-Unis et l’Iran se rapprochent d’un accord pour mettre fin à la guerre. L’Iran examinerait une proposition soutenue par Washington et devrait répondre via des médiateurs pakistanais dans les prochains jours. L’incertitude sur l’énergie maintient les prix du pétrole à un niveau élevé, ce qui alimente le risque d’inflation (hausse générale des prix) et pèse sur les décisions des banques centrales (les institutions qui fixent les taux d’intérêt). La présidente de la Fed de Boston, Susan Collins, a estimé que les taux pourraient devoir rester inchangés « pendant une période plus longue » et que « la probabilité d’un scénario d’inflation plus défavorable a augmenté ». Isabel Schnabel, membre de la Banque centrale européenne (BCE), a indiqué que la politique monétaire pourrait devoir se durcir (remonter les taux) si le choc énergétique se propage, afin de ramener l’inflation à 2%.Idées de trading et positionnement
Avec des risques géopolitiques plutôt perçus comme un facteur de fond que comme une crise immédiate, la volatilité implicite des options sur le pétrole (anticipation par le marché de l’ampleur des variations de prix) s’est contractée. Cela peut offrir une opportunité d’acheter des options d’achat « hors de la monnaie » (dont le prix d’exercice est au-dessus du prix actuel, donc moins chères) sur les contrats à terme Brent ou WTI (références de pétrole, le WTI étant le baril américain), pour les prochains mois. Toute escalade inattendue près du détroit d’Ormuz entraînerait une réévaluation rapide de ce risque. L’an dernier, le marché misait sur un dollar fort, avec un DXY durablement au-dessus de 98,00, la Fed conservant un ton restrictif (politique visant à freiner l’inflation via des taux élevés). On observe désormais l’inverse, le DXY évoluant plus près de 94,50, le marché intégrant d’éventuelles baisses de taux de la Fed d’ici la fin de l’année. Dans le même temps, la BCE hésite à indiquer clairement une trajectoire d’assouplissement (baisse des taux). Dans ce contexte de dollar plus faible, des positions acheteuses sur l’EUR/USD deviennent plus attractives, la paire évoluant désormais près de 1,22. Il peut être pertinent d’envisager l’achat de « call spreads » sur l’EUR/USD (stratégie d’options consistant à acheter une option d’achat et en vendre une autre à un prix d’exercice plus élevé, pour limiter le coût) en visant un mouvement vers 1,24 sur un à deux mois. Cette stratégie profiterait d’un virage plus rapide de la Fed vers une politique plus accommodante (plus favorable à la croissance, donc en général avec des taux plus bas) que celui de la BCE.
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