Les discussions sur un cessez-le-feu alimentent le rebond du risque
Le projet de mémorandum mettrait fin à la guerre et ouvrirait une période de 30 jours pour traiter l’enrichissement nucléaire (augmentation de la concentration d’uranium), les avoirs iraniens gelés (fonds bloqués à l’étranger) et la sécurité dans le détroit d’Ormuz. Le président Donald Trump a évoqué de « très bonnes discussions ». Ensuite, les marchés ont fait marche arrière avec le retour de conditions et d’avertissements, dont la menace antérieure de Trump de frappes « à un niveau et une intensité beaucoup plus élevés ». Des informations ont aussi mentionné l’exigence iranienne de lever le blocus naval américain. Le Corps des gardiens de la révolution islamique (IRGC, force militaire d’élite iranienne) a continué de publier des avis remerciant les capitaines de « se conformer aux règles de l’Iran dans le détroit d’Ormuz ». Les escortes « Project Freedom » (dispositif d’escorte maritime) restaient suspendues, tandis que les discussions sur une reprise rapide se multipliaient. Aux États-Unis, les prix de l’essence étaient proches de 4,54 dollars le gallon (environ 3,8 litres), un plus haut depuis juillet 2022. Après des propos fermes de responsables de la Fed (banque centrale américaine) Collins et Hammack, le DXY est repassé au-dessus de 98, le WTI a rebondi au-dessus de 98 dollars, et le S&P 500 a basculé dans le rouge.Se positionner face à la volatilité entre statistiques et géopolitique
Le consensus pour les créations d’emplois non agricoles (Nonfarm Payrolls, indicateur mensuel clé de l’emploi américain) de vendredi est de 62 000, contre 178 000 précédemment. Nous nous souvenons du faux signal de cessez-le-feu en Iran en 2025, quand le marché a anticipé la paix avant qu’elle ne disparaisse en quelques heures. Cet épisode a vu le WTI chuter vers 87 dollars avant de revenir au-dessus de 98 dollars sur une seule séance. Ce mouvement brutal montre que les réactions aux titres sont souvent passagères, alors que les tensions géopolitiques et les statistiques économiques pèsent davantage. Avec un WTI autour de 95 dollars le baril, ce retournement de 2025 rappelle le risque déjà présent sur l’énergie. Environ 21 % de la consommation mondiale quotidienne de pétrole transite encore par le détroit d’Ormuz, ce qui rend toute flambée très lourde de conséquences pour les prix. Les investisseurs devraient éviter de miser contre la volatilité (parier sur des marchés calmes). L’achat d’options d’achat (call, contrat donnant le droit d’acheter à un prix fixé) sur le pétrole reste une protection utile en cas d’escalade. On observe un schéma similaire sur les actions, avec le S&P 500 proche de records vers 5 800, comme avant de repasser dans le rouge à l’époque. Le Dollar Index se maintient au-dessus de 105, signe d’une recherche de sécurité qui contredit l’optimisme sur les actions. Cela suggère d’acheter des protections bon marché, comme des options d’achat sur le VIX (indice de volatilité du S&P 500) ou des options de vente (put, droit de vendre à un prix fixé) sur les grands indices, pour se couvrir contre un nouveau repli lié au sentiment. La position de la Réserve fédérale reste aussi un point de tension, comme lors des discours fermes l’an dernier. Avec une inflation sous-jacente (hors éléments volatils) qui reste élevée autour de 3,4 % et un taux des fonds fédéraux (taux directeur de la Fed) stable, le marché réagit fortement au moindre signe de faiblesse économique. Une hausse de la volatilité est à surveiller autour des chiffres d’inflation de la semaine prochaine, car toute surprise peut provoquer un ajustement marqué des prix des actifs risqués.
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