Risques haussiers pour le dollar avant les NFP
Plusieurs indicateurs du marché du travail suggèrent un chiffre d’avril plus solide que le consensus à +65 000. Les demandes initiales d’allocations chômage (nouvelles inscriptions hebdomadaires) ont tourné autour de 203 000 en moyenne en avril, contre 209 000 en mars. Les données ADP (estimation privée des embauches dans le secteur privé) ont montré une hausse des recrutements. L’indice emploi des services de l’ISM (enquête auprès des entreprises, un niveau au-dessus de 50 signale une expansion) est monté à 48,0 contre 45,2. Même en cas de NFP supérieur aux attentes, un net relèvement des anticipations de taux américains n’est pas attendu. Cela pourrait limiter la poursuite de la hausse du dollar et contenir les gains du DXY près des niveaux actuels. Avec le rapport NFP d’avril attendu aujourd’hui, les risques nous semblent orientés à la hausse pour le dollar. Les derniers indicateurs suggèrent un chiffre supérieur au consensus à +185 000, ce qui pourrait pousser le DXY au-dessus de 104,50. Le marché est déjà plutôt acheteur de dollar, sans signal de surchauffe. Les indicateurs avancés (données publiées avant le rapport officiel et souvent utilisées pour l’anticiper) vont dans ce sens. Le rapport ADP d’hier a montré +195 000 emplois dans le privé, et l’indice emploi des services de l’ISM est repassé en zone d’expansion à 50,5. Les demandes hebdomadaires d’allocations chômage sont restées stables, autour de 215 000 en moyenne en avril, ce qui indique un marché de l’emploi encore résistant.Révision des anticipations de la Fed probablement limitée
Dans ce contexte, vendre des options d’achat (call, droit d’acheter) sur le dollar à très courte échéance, ou mettre en place des « bear call spreads » (stratégie consistant à vendre un call et en acheter un autre à un prix d’exercice plus élevé pour limiter le risque), peut être une approche pertinente. L’idée est de profiter d’un rebond du dollar après les NFP qui pourrait rester limité. La prime encaissée (le montant reçu en vendant l’option) offre une protection si le dollar évolue à plat ou progresse légèrement, comme attendu. La position actuelle de la Réserve fédérale (Fed, banque centrale américaine) rend peu probable une révision très agressive des anticipations de taux (scénario « hawkish », c’est-à-dire plus favorable à des taux plus élevés). Cela devrait contenir la hausse du dollar. On se souvient que des chiffres de l’emploi étonnamment solides à l’automne 2025 avaient entraîné un ajustement rapide des probabilités de hausse de taux. Mais la communication de la Fed en 2026 a relevé le seuil pour un nouveau durcissement (resserrement de la politique monétaire, donc des taux plus élevés).
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