Signaux sur le commerce et la production en Allemagne
La croissance des exportations (ventes à l’étranger) a ralenti à 0,5% sur un mois en mars, après 4,7% en février. L’excédent commercial (quand un pays exporte plus qu’il n’importe) s’est réduit en mars. Avec une production industrielle trimestrielle en baisse et un excédent commercial plus faible, le risque augmente de voir l’estimation initiale de la croissance du PIB (produit intérieur brut, la valeur totale de la production de l’économie) du premier trimestre révisée à la baisse. La guerre au Moyen-Orient et la hausse des prix de l’énergie ont été associées à ces chiffres décevants. La production industrielle devrait progresser d’au moins 1% au deuxième trimestre pour repasser en terrain positif. Les prix de l’énergie ont continué de monter en avril, avec un risque accru de perturbations des chaînes d’approvisionnement (difficultés d’acheminement des pièces et des marchandises).Implications de marché pour la zone euro
Cette faiblesse de l’économie allemande, pilier de la zone euro, pèse sur la monnaie unique. Le taux de change EUR/USD (prix de l’euro en dollars) a déjà testé plusieurs fois le niveau de support de 1,05 (seuil où la baisse a tendance à ralentir) au cours du mois écoulé, les investisseurs se reportant vers le dollar, considéré comme une valeur refuge. Nous voyons donc des opportunités de vente à découvert de l’euro (parier sur une baisse), en anticipant un nouveau repli. La hausse continue des coûts de l’énergie est le facteur principal, avec des contrats à terme (prix fixés aujourd’hui pour une livraison future) sur le gaz naturel européen en hausse de plus de 30% en avril, près de 55 € par mégawattheure. Une situation comparable en 2022 avait entraîné un recul prolongé de l’activité manufacturière en Allemagne. L’historique suggère que ce ralentissement pourrait être plus marqué et plus durable que ce que beaucoup anticipent. Ce mélange de croissance qui ralentit et d’inflation tirée par l’énergie (hausse des prix) accroît l’incertitude sur les marchés. La Banque centrale européenne est partagée entre la lutte contre l’inflation et le soutien à une économie qui faiblit. L’achat d’options de volatilité (produits qui gagnent de la valeur si les variations de marché augmentent), comme celles liées à l’indice VSTOXX (baromètre de la volatilité attendue des actions de la zone euro), en hausse de 15% sur les trente derniers jours, peut constituer une stratégie prudente pour se couvrir (réduire le risque) contre des mouvements de marché difficiles à prévoir.
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