Tensions au Moyen-Orient et réaction des marchés
Un porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères a déclaré que les forces armées iraniennes étaient « pleinement prêtes et surveillent de près la situation » et qu’elles répondraient « avec toute leur force » à toute agression ou provocation. La demande de valeurs refuges (actifs jugés plus sûrs en période de crise, comme le dollar américain ou l’or) a brièvement augmenté, tandis que le dollar US est resté proche de ses plus bas de la semaine. Les créations d’emplois non agricoles aux États-Unis (Nonfarm Payrolls, indicateur mensuel mesurant l’évolution de l’emploi hors secteur agricole) montrent que 115 000 emplois ont été ajoutés en avril, au-dessus des 62 000 attendus. Le taux de chômage est resté à 4,3%, et le salaire horaire moyen (mesure de la progression des salaires) a ralenti à 0,2% sur un mois. Sur le graphique en quatre heures, l’AUD/USD reste au-dessus de la moyenne mobile simple (SMA, moyenne des cours sur une période donnée) à 20 périodes, près de 0,7226, et de la SMA à 100 périodes, autour de 0,7178. Le RSI (Relative Strength Index, indicateur de momentum qui mesure la force du mouvement, généralement sur une échelle de 0 à 100) est à 59. La résistance (niveau où le prix a tendance à buter) se situe à 0,7249, avec un support (niveau où le prix a tendance à trouver des acheteurs) à 0,7236 et 0,7226, puis 0,7223 et 0,7178. La partie technique a été réalisée avec l’aide d’un outil d’IA.Perspectives de marché et facteurs clés
La vigueur actuelle du dollar australien, qui pousse vers 0,7240, semble faire abstraction des risques géopolitiques au Moyen-Orient. La réaction limitée du dollar américain paraît liée au rapport sur l’emploi du jour, mitigé, où la faiblesse de la progression des salaires pèse davantage que le chiffre des créations d’emplois. Cela suggère que le marché mise, à ce stade, sur une Réserve fédérale (Fed, banque centrale des États-Unis) moins stricte sur les taux. Dans les prochaines semaines, il faudra surveiller de près l’indice des prix à la consommation (CPI, mesure de l’inflation payée par les ménages) aux États-Unis, les prévisions pointant vers un ralentissement autour de 3,1%. Cela conforterait l’idée d’une Fed plus « accommodante » (dovish, favorable à des taux plus bas ou à un durcissement plus lent), surtout face à la Banque de réserve d’Australie (RBA, banque centrale australienne), qui a signalé vouloir maintenir sa politique inchangée. Cet écart de politique monétaire (différence de trajectoire de taux entre banques centrales) soutient le dollar australien. Il faut aussi compter sur l’appui des prix des matières premières, le minerai de fer étant récemment repassé au-dessus de 120 dollars la tonne. Ce soutien constitue un facteur fondamental favorable à l’AUD, indépendant de la faiblesse du dollar américain. Tant que ces prix restent fermes, les replis de l’AUD/USD devraient attirer des acheteurs. Malgré l’élan haussier, la situation dans le détroit d’Ormuz reste un facteur imprévisible pouvant inverser la tendance rapidement. On se souvient que la paire a eu du mal à franchir 0,6800 pendant une grande partie de 2025, ce qui illustre à quelle vitesse le sentiment de marché peut changer. Acheter des options de vente (puts, contrats donnant le droit de vendre à un prix fixé) très éloignées du prix actuel (« out-of-the-money », options dont le prix d’exercice est défavorable au moment de l’achat, souvent moins chères) sur l’AUD/USD, ou des options d’achat (calls, contrats donnant le droit d’acheter à un prix fixé) sur le VIX (indice de volatilité du S&P 500, souvent vu comme un baromètre de l’aversion au risque), peut servir de couverture contre un brusque regain d’aversion au risque. D’un point de vue technique, avec une paire au-dessus de la moyenne mobile à 20 périodes près de 0,7226, vendre des options de vente « sécurisées par du cash » (cash-secured puts, vente de puts avec la trésorerie nécessaire pour acheter le sous-jacent en cas d’exercice) à ce niveau ou légèrement en dessous peut être une stratégie pour encaisser une prime (revenu reçu lors de la vente d’une option). Autre possibilité, pour ceux qui anticipent une cassure de la résistance à 0,7249, un spread haussier avec options d’achat (bull call spread, achat d’un call et vente d’un autre call à un prix d’exercice plus élevé pour limiter le coût et le risque) permet de cadrer le risque tout en misant sur une hausse. L’essentiel est d’attendre un franchissement net de cette résistance immédiate.
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