Principaux moteurs de la surprise inflationniste d’avril
L’indice du logement (« shelter », qui regroupe notamment loyers et coûts liés au logement) a progressé de 0,6% et l’alimentation de 0,5%. L’alimentation à domicile a augmenté de 0,7%, tandis que l’alimentation hors domicile a gagné 0,2%. Après la publication, le Dollar Index (indice de la valeur du dollar face à un panier de devises) montait de 0,4% à 98,30. Avant les chiffres, le marché attendait un CPI global à 3,7% et 0,6% sur un mois, avec un « core » prévu à 0,3% sur un mois et 2,7% sur un an. Du 28 février à fin avril, le WTI (West Texas Intermediate, pétrole brut de référence aux États-Unis) a gagné plus de 50% et restait environ 40% au-dessus des niveaux d’avant-guerre après un repli début mai. CME FedWatch (outil qui estime, à partir des prix de marchés, les probabilités de décisions de la Fed) indiquait 73% de chances que le taux directeur reste à 3,5%–3,75% d’ici la fin de l’année, et 20% de probabilité d’une hausse de 25 points de base (0,25 point de pourcentage). Les niveaux EUR/USD cités étaient des résistances (zones où le cours bute souvent) à 1,1800–1,1820, 1,1900–1,1910 et 1,2000, avec des supports (zones où le cours se stabilise souvent) à 1,1730–1,1680, puis 1,1660 et 1,1560.Positionnement de marché et implications pour la politique de la Fed
Ce rapport d’avril confirme que l’inflation est plus forte que prévu, avec un chiffre global à 3,8%. Le point clé est l’inflation sous-jacente, qui, même après exclusion de l’énergie et de l’alimentation, dépasse aussi les attentes: les hausses de prix touchent davantage de secteurs. Cela change la perspective de politique monétaire de la Réserve fédérale (Fed, banque centrale américaine) pour le reste de 2026. Avec ces données, la probabilité d’une baisse des taux cette année devient très faible. FedWatch donne désormais environ une chance sur cinq d’une hausse de taux d’ici décembre. En 2022, un choc énergétique avait rapidement poussé la Fed à relever fortement ses taux. Dans ce contexte, les investisseurs doivent se préparer à des taux élevés plus longtemps. Ce mélange de tensions géopolitiques et d’inflation qui ne retombe pas (« sticky inflation », inflation persistante) augmente la volatilité des marchés (variations rapides et importantes des prix). Le VIX (indice qui mesure la volatilité attendue sur les actions américaines) a déjà dépassé 20, après des niveaux plus bas en début d’année. Une exposition à la volatilité peut se faire via des contrats à terme (futures, accords d’achat/vente à une date future) sur le VIX ou via des options (droit d’acheter ou vendre à un prix fixé) sur le S&P 500, afin de se protéger contre des mouvements plus amples que prévu. Le dollar profite directement d’une Fed plus « hawkish » (plus stricte, donc plus encline à relever les taux ou à les maintenir élevés). Le Dollar Index a déjà progressé à 98,30. Si le conflit au Moyen-Orient entretient l’inflation américaine et maintient la Fed en alerte, le dollar devrait rester solide face à des devises comme l’euro. Le scénario d’un EUR/USD plus faible reste cohérent à court terme. Tout dépend du prix du pétrole, le WTI se maintenant au-dessus de 110 dollars le baril depuis le début du conflit. Le manque d’activité navale dans le détroit d’Ormuz reste le principal risque: toute escalade pourrait faire remonter l’énergie. Les positions sur les dérivés (instruments financiers dont la valeur dépend d’un actif sous-jacent, comme le pétrole) dans l’énergie doivent être surveillées, car elles réagissent fortement aux informations quotidiennes en provenance de la région.
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