Perspectives de politique monétaire de la RBNZ
La gouverneure de la RBNZ, Anna Breman, a indiqué que l’inflation sous-jacente (inflation hors éléments très volatils comme l’énergie et certains produits alimentaires, utilisée pour juger la tendance de fond) est restée dans la fourchette cible au premier trimestre. Les marchés ont donc réduit les attentes d’une hausse des taux en mai. Avant le Budget du 28 mai, le Premier ministre Christopher Luxon a réaffirmé l’objectif de retour à l’excédent budgétaire d’ici 2028-2029 (un excédent signifie que les recettes de l’État dépassent ses dépenses). Il a aussi confirmé l’objectif de ramener la dette publique vers 40% du PIB (le PIB étant la valeur de la production de l’économie, indicateur de taille économique). La paire s’est affaiblie alors que le dollar américain est resté ferme sur fond de tensions au Moyen-Orient, après des commentaires du président américain Donald Trump. Le vice-ministre iranien des Affaires étrangères, Kazem Gharibabadi, a déclaré que tout accord de paix devait inclure des réparations (compensations financières), la reconnaissance de la souveraineté sur le détroit d’Ormuz et une levée totale des sanctions américaines (restrictions économiques imposées par les États-Unis).Stratégie de trading avant le Budget
La remontée des anticipations d’inflation en Nouvelle-Zélande complique la situation, le marché intégrant désormais pleinement une hausse des taux en juillet. Avec les contrats à terme sur le Brent (prix du pétrole pour livraison future, utilisé comme référence mondiale) nettement au-dessus de 95 dollars le baril en raison des perturbations à Ormuz, cette inflation liée à l’énergie place la RBNZ dans une position délicate. Ce contexte peut peser sur le NZD même si la banque centrale relève ses taux, car une économie en ralentissement subit des coûts d’emprunt plus élevés (crédit plus cher) et une énergie plus coûteuse. La volatilité (amplitude des variations de prix) devrait augmenter à l’approche du budget néo-zélandais du 28 mai. Compte tenu de l’incertitude sur la politique budgétaire et des tensions entre les États-Unis et l’Iran, des opérateurs d’options (contrats donnant le droit d’acheter ou vendre un actif à un prix fixé) peuvent envisager des stratégies comme le long straddle (achat simultané d’une option d’achat et d’une option de vente, pour miser sur un mouvement important dans un sens ou dans l’autre). La volatilité implicite (volatilité anticipée par le marché et intégrée dans le prix des options) des options NZD/USD est autour de 9,8%, un niveau élevé qui pourrait encore monter après le budget. Le dollar américain reste le facteur dominant, l’indice du dollar (DXY, panier comparant le dollar à plusieurs grandes devises) continuant de tester 106,50 dans un mouvement de fuite vers la sécurité (achats d’actifs jugés plus sûrs). Lors des phases d’aversion au risque en 2025, des poussées géopolitiques avaient renforcé le dollar, au détriment de monnaies plus petites comme le « Kiwi » (surnom du dollar néo-zélandais). L’objectif de réduction de la dette est prudent sur le plan budgétaire, mais apporte peu de soutien à court terme face au rôle refuge du dollar. Nous surveillons le support psychologique à 0,5900 sur le NZD/USD (niveau de prix souvent observé par les marchés). Une cassure nette sous ce seuil (passage durable en dessous) pourrait déclencher des ordres stop-loss (ordres automatiques de vente pour limiter les pertes) et accélérer la baisse vers les plus bas de fin 2025. Mettre en place des positions vendeuses avec des objectifs de prise de profit (niveau où l’on clôture pour sécuriser un gain) vers 0,5850 apparaît cohérent pour les prochaines semaines.
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