Inflation Outlook Shifts Higher
Elle projette un reflux du CPI global et du CPI « core » vers 2 % en 2027, à mesure que les « effets de base » se normalisent (comparaisons d’une année sur l’autre qui deviennent mécaniquement moins défavorables). Elle signale aussi le risque que l’inflation reste au-dessus de l’objectif plus longtemps que prévu. Pour 2026, elle relie les trajectoires possibles de l’inflation à l’évolution de la situation au Moyen-Orient et à un pétrole autour de 100 dollars le baril. Si les prix du pétrole descendent nettement sous 100 $/b, elle s’attend à un apaisement de l’inflation au second semestre 2026. Si le cessez-le-feu cède et que le conflit s’intensifie, elle estime que le pétrole pourrait monter bien au-delà de 100 $. Dans ce cas, l’inflation globale pourrait se rapprocher de 5 % d’ici la fin du second semestre 2026. Elle ajoute que le bond du PPI en avril, ainsi que l’écart entre PPI et CPI, pourraient indiquer de nouvelles hausses de coûts « transmises » par les entreprises aux consommateurs à venir (répercussion des coûts). L’article précise qu’il a été produit avec un outil d’IA et relu par un éditeur.Market And Strategy Implications
Compte tenu de la réaccélération des données d’inflation d’avril, il faut désormais remettre en cause les hypothèses du marché sur des baisses de taux en 2026. La probabilité d’une baisse des taux de la Réserve fédérale d’ici septembre est passée sous 40 % sur les marchés à terme de taux (contrats qui reflètent les anticipations de taux), une réévaluation marquée par rapport au mois dernier. Les positions sur produits dérivés (instruments financiers dont la valeur dépend d’un sous-jacent) qui misent sur une détente rapide, comme les positions acheteuses sur futures SOFR (contrats à terme indexés sur le taux SOFR, un taux de référence au jour le jour aux États-Unis), devraient être revues ou couvertes (mise en place d’une protection contre un scénario adverse). Ces pressions durables sur les prix suggèrent un environnement plus instable pour les actions, notamment les valeurs de croissance sensibles aux taux (entreprises dont la valorisation dépend fortement du niveau des taux d’intérêt). En 2022, la volatilité avait montré à quelle vitesse les marchés peuvent se retourner lorsque la Fed est contrainte par l’inflation. Il convient d’envisager des protections via des futures sur le VIX (indice de volatilité implicite) ou l’achat d’options de vente (« puts », droit de vendre à un prix fixé) sur des indices comme le Nasdaq 100, alors que le risque de correction augmente. La situation géopolitique reste un moteur majeur des surprises inflationnistes à la hausse, via le pétrole. Avec le WTI (référence du pétrole américain) proche de 88 $ le baril, le risque d’un passage au-dessus de 100 $ demeure élevé si le cessez-le-feu échoue. Il peut être pertinent de détenir des options d’achat (« calls », droit d’acheter à un prix fixé) sur le pétrole « hors de la monnaie » (prix d’exercice lointain, donc moins probable à atteindre), par exemple des contrats du troisième trimestre avec un prix d’exercice à 100 $, afin de profiter d’un choc inflationniste. Par ailleurs, l’écart entre prix à la production et prix à la consommation suggère que les entreprises n’ont pas encore intégralement répercuté leurs hausses de coûts sur les clients. Ce « stock » d’inflation à venir renforce l’idée que la Fed pourrait maintenir ses taux inchangés plus longtemps que d’autres banques centrales. Cette divergence de politique monétaire peut soutenir un dollar plus fort, rendant attractives des positions acheteuses sur des futures sur le dollar ou des options d’achat sur le dollar contre l’euro.
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