Données américaines et vigueur du dollar
Les inscriptions initiales au chômage (nouvelles demandes d’allocations) pour la semaine se terminant le 9 mai sont montées à 211 000, au-dessus des 205 000 attendus. Les recettes des stations-service ont augmenté de 2,8% après +13,7% en mars. Selon l’EIA (agence américaine de l’énergie), les prix de l’essence ont progressé de 12,3% le mois dernier. L’indice du dollar (US Dollar Index, panier du billet vert face à plusieurs grandes devises) a gagné 0,33% à 98,77, un plus haut de dix jours. Jeffrey Schmid, de la Fed de Kansas City (banque centrale régionale américaine), a estimé que l’inflation est le principal risque pour l’économie américaine. Il a ajouté que l’économie reste solide et que le marché du travail (emplois et salaires) fonctionne correctement. Les prix de marché (anticipations implicites dans les contrats financiers) n’intègrent aucune probabilité de baisse des taux de la Fed en 2026. En Espagne, l’inflation d’avril est ressortie à 3,2% sur un an, contre 3,4% en mars. Les prochaines publications incluent l’inflation en Italie, ainsi que l’indice Empire State (enquête sur l’activité manufacturière de l’État de New York) et la production industrielle américaine. Sur le plan technique (analyse des graphiques de prix), l’EUR/USD évolue près de 1,1676, avec un support (zone où le cours peut se stabiliser) vers 1,1647 et des résistances (zones où la hausse peut buter) autour de 1,1759 et 1,1796.Divergence de politique monétaire et implications de marché
Compte tenu des ventes au détail américaines robustes et d’une inflation qui reste élevée, la Réserve fédérale devrait maintenir ses taux inchangés. Les marchés monétaires (marchés des taux à court terme) écartent donc toute baisse de taux en 2026. Cette orientation soutient le dollar, notamment face à l’euro. À l’inverse, en Europe, l’inflation ralentit plus vite. Cette divergence de politique monétaire (écart entre la Fed, plus restrictive, et la BCE, potentiellement plus accommodante) pèse sur l’EUR/USD. Pour les opérateurs sur produits dérivés (instruments dont la valeur dépend d’un actif, ici le taux de change), cela favorise des stratégies tirant profit d’une baisse de l’EUR/USD. Acheter des options de vente (put, droit de vendre à un prix fixé) sur l’euro permet de miser sur une baisse tout en limitant la perte au coût de l’option (prime). La paire pourrait tester le support à 1,1647; une cassure sous ce niveau pourrait accentuer le mouvement vers 1,1500, seuil psychologique (niveau rond souvent surveillé). Vendre des contrats à terme (futures, contrats standardisés engageant l’achat/vente à une date future) sur l’EUR/USD est une autre approche, plus risquée. Cette stratégie profite de chaque baisse du taux de change. Créez votre compte VT Markets en direct et commencez à trader dès maintenant.
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