Les signaux du marché du travail s’affaiblissent
Les données sur l’emploi ont montré des signes de ralentissement, notamment l’effet du modèle « birth-death » (une estimation statistique qui ajoute/retire des emplois supposés créés par de nouvelles entreprises et supprimés par des fermetures, sans observation directe) sur le chiffre global du mois précédent, un taux de participation en baisse (part des personnes en âge de travailler qui occupent un emploi ou en cherchent un) et une progression plus lente du salaire horaire. On a aussi observé une baisse de l’emploi à temps plein et une hausse du chômage U6 (mesure plus large du chômage, incluant les personnes sous-employées et celles qui ont renoncé temporairement à chercher), des conditions d’emploi moins favorables pesant sur le moral des ménages. Après la fin du sommet Trump–Xi, les rendements et le dollar ont continué de monter, accentuant la pression sur les actifs risqués et réduisant l’attrait relatif des actions face aux Treasuries (obligations d’État américaines), via la « prime de risque actions » (surplus de rendement attendu des actions par rapport aux obligations jugées sans risque). Les actions ont réduit leurs pertes après l’ouverture, puis se sont affaiblies jusqu’à la clôture, en même temps que les métaux précieux. Les mouvements sectoriels récents montrent une surperformance de l’IA (intelligence artificielle) et de la technologie, face à des financières et des valeurs de consommation discrétionnaire (dépenses non essentielles, comme loisirs, équipements, distribution) plus faibles. Le marché montre un schéma connu: la solidité du S&P 500 peut être trompeuse, tandis que le Nasdaq résiste mieux. Cette année, l’indice S&P 500 « Equal Weight » (où chaque action pèse autant, contrairement à l’indice classique dominé par les plus grosses capitalisations) a sous-performé l’indice principal de plus de 4%, ce qui confirme que quelques géants technologiques portent l’essentiel de la hausse. Les traders peuvent envisager d’acheter des options d’achat (« calls », qui donnent le droit d’acheter à un prix fixé) sur des leaders technologiques, tout en utilisant des options de vente (« puts », droit de vendre à un prix fixé) sur des indices plus larges et plus faibles comme le Russell 2000 pour se couvrir (hedge: réduire le risque d’une position).Inflation, croissance et positionnement sur les options
Comme en 2025, le marché intègre une inflation persistante avec une économie américaine qui ralentit sans s’effondrer. Les derniers chiffres d’avril 2026 sur le CPI (indice des prix à la consommation, mesure de l’inflation) montrent une inflation qui reste élevée à 3,8%, et la croissance du PIB (produit intérieur brut) du premier trimestre a été révisée à 1,1%. Cela augmente le risque de volatilité (variations rapides des prix). Dans ce contexte, les options sur des ETF (fonds indiciels cotés) de matières premières peuvent servir de couverture contre une inflation qui surprend encore à la hausse. Les fragilités observées sur l’emploi l’an dernier deviennent plus visibles et pèsent sur le consommateur. Le taux de chômage est remonté à 4,1% et les données récentes montrent un net ralentissement des créations de postes à temps plein. Cela peut rendre intéressantes des options de vente (« puts ») sur des ETF de consommation discrétionnaire, car le pouvoir d’achat des ménages s’érode progressivement. La poursuite de la hausse des rendements et du dollar reste un frein majeur pour les actions. Aujourd’hui, le rendement du Treasury à 10 ans se maintient au-dessus de 4,7%, ce qui rend les obligations d’État plus attractives et pèse sur la valorisation des actions (valeur calculée à partir des profits futurs, généralement moins élevée quand les taux montent). Cela peut conduire certains traders à utiliser des options de vente (« puts ») sur des ETF obligataires comme TLT, misant sur des taux qui pourraient rester plus élevés plus longtemps. La fracture sectorielle demeure nette: l’IA et la technologie surperforment tandis que les financières et la consommation peinent. Depuis le début de l’année, l’ETF du secteur technologique (XLK) gagne plus de 15%, tandis que le secteur financier (XLF) est quasiment stable. Cela va dans le sens d’opérations « pair trade » (stratégie consistant à acheter un actif et vendre un autre pour jouer un écart de performance), par exemple acheter des options d’achat (« calls ») sur des ETF de semi-conducteurs tout en achetant des options de vente (« puts ») sur des fonds de banques régionales.
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