Le risque géopolitique soutient la demande de dollars
Le Times of Israel a rapporté samedi qu’Israël et les États-Unis accélèrent des préparatifs militaires en vue d’éventuelles frappes coordonnées contre l’Iran. Cela a renforcé la demande de dollar en tant que monnaie de réserve (devise largement détenue par les banques centrales et utilisée dans les échanges internationaux). Les prix du pétrole ont grimpé à un plus haut de deux semaines, alors que le bras de fer entre Washington et Téhéran se poursuit, avec une fermeture de fait du détroit d’Ormuz (passage maritime clé pour l’exportation de pétrole). Les marchés redoutent une hausse des coûts de l’énergie, susceptible d’alimenter l’inflation (hausse générale des prix) et d’influencer la politique de la Fed. Selon l’outil FedWatch de CME Group (indicateur basé sur les prix de marché qui estime les probabilités de décision de la Fed), les opérateurs évaluent à plus de 50 % la probabilité d’une hausse des taux directeurs d’ici la fin de l’année. La montée des rendements des bons du Trésor américain (taux d’intérêt des obligations de l’État américain) a aussi soutenu le dollar et l’USD/JPY. Le yen japonais s’est affaibli en raison des craintes de risques économiques liés au conflit au Moyen-Orient. Les spéculations sur une intervention des autorités japonaises sur le marché des changes (achat/vente de devises pour influencer le taux de change) ont toutefois limité la baisse du yen et freiné la hausse de l’USD/JPY.Risque d’intervention et stratégies face à la volatilité
Comme l’an dernier, lorsque l’USD/JPY s’est approché de 160, la menace d’une intervention des autorités japonaises reste crédible, ce qui peut plafonner les gains. De fortes corrections avaient suivi des interventions présumées en avril et mai 2024 après un passage au-delà de 155. Dans ce contexte, certains traders peuvent envisager d’acheter des options de vente (« put », contrat donnant le droit de vendre à un prix fixé) sur l’USD/JPY, afin de se couvrir ou de se positionner sur un retournement rapide si la paire revenait vers ces sommets. Les tensions au Moyen-Orient, même changeantes, continuent de soutenir les prix de l’énergie. Le WTI (pétrole américain de référence) s’échange au-dessus de 80 dollars le baril. Cette pression inflationniste persistante entretient l’incertitude sur la trajectoire future de la Fed, ce qui augmente la volatilité (ampleur des variations de prix). Dans ce cadre, des stratégies visant à profiter d’une forte volatilité, comme l’achat d’un « straddle » (achat simultané d’une option d’achat et d’une option de vente au même prix d’exercice) sur des ETF de devises (fonds cotés en Bourse répliquant une devise ou un panier), peuvent être utilisées pour viser de grands mouvements dans les prochaines semaines. L’écart de taux d’intérêt entre les États-Unis et le Japon reste le facteur dominant. Avec le rendement du 10 ans américain proche de 4,5 % et celui du Japon autour de 1 %, le « carry trade » (stratégie consistant à emprunter dans une devise à faible taux pour investir dans une devise à taux plus élevé) demeure attractif. Pour limiter le risque d’un renforcement soudain du yen, certains opérateurs peuvent utiliser des options sur contrats à terme de change (produits dérivés donnant le droit d’acheter/vendre un contrat à terme) afin de protéger leurs positions longues en dollars contre des mouvements brusques et imprévus.
Commencez à trader maintenant – Cliquez ici pour créer votre vrai compte VT Markets