Faiblesse du yen, portée par l’énergie et le budget
Le yen est resté sous pression face aux devises dites *sensibles au risque* (des monnaies qui montent généralement quand les marchés acceptent plus de risque, comme l’AUD). La hausse des prix du pétrole pèse sur le Japon : les importateurs d’énergie doivent acheter davantage de dollars américains pour régler des factures plus élevées, ce qui entraîne des ventes de yen. Les inquiétudes sur les finances publiques ont aussi pesé après une information de Reuters selon laquelle le gouvernement envisagerait de recourir à une nouvelle dette pour financer un budget supplémentaire. Cela a contribué à faire monter les rendements des obligations japonaises, ce qui a encore affaibli le yen. Un *rendement obligataire* est le taux de rémunération d’une obligation ; il augmente souvent quand les investisseurs demandent une compensation plus élevée face au risque (par exemple, plus de dette). MUFG a relié la faiblesse du yen à la hausse des rendements américains, à la baisse des obligations d’État japonaises et à la possibilité d’une nouvelle émission de dette. La banque a aussi indiqué que le risque d’intervention des autorités pourrait remonter si USD/JPY revenait près de 160,00. Une *intervention* est une action des autorités (souvent via la banque centrale) pour influencer le taux de change en achetant ou vendant des devises. Des responsables ont indiqué surveiller de près les marchés, y compris les taux longs (les taux sur les obligations à long terme). Les anticipations d’un durcissement de la Banque du Japon (BoJ) ont limité la baisse du yen après que Kazuyuki Masu, membre du conseil, a plaidé pour une hausse rapide des taux face à l’inflation liée à la guerre et à la hausse de l’énergie. Un *durcissement* signifie une politique monétaire plus stricte, notamment via des hausses de taux. Créez votre compte réel VT Markets et commencez à trader dès maintenant.
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