Facteurs derrière la révision haussière
La croissance devrait ralentir au second semestre en glissement annuel, en raison d’un « effet de base » (comparaison défavorable avec une période précédente déjà très élevée) qui pèserait sur les exportations et le PIB, surtout au T4 (quatrième trimestre). La banque centrale devrait maintenir son taux directeur (taux d’intérêt de référence fixé par la banque centrale) à 2% cette année, tandis que les risques d’inflation sont jugés plus élevés du fait d’une demande intérieure plus forte. Le TAIEX (indice boursier de référence de Taïwan) a déjà progressé de plus de 25% depuis le début de l’année, dépassant 31 000 points. Cette hausse a surtout été tirée par les leaders des semi-conducteurs (entreprises de puces électroniques), dont les commandes à l’export d’avril — publiées hier — affichent +19% sur un an. Un schéma comparable, mais moins marqué, avait été observé lors du boom du déploiement de la 5G en 2020 (arrivée des réseaux mobiles de cinquième génération), ce qui avait précédé une hausse prolongée sur plusieurs années. La forte progression des exportations devrait aussi soutenir le dollar taïwanais, déjà passé au-delà du seuil de 29,5 face au dollar américain. Après la correction généralisée des valeurs technologiques observée en 2025, cette vigueur est interprétée comme un signe de demande réelle. Les opérateurs peuvent utiliser des contrats à terme sur devises (produits permettant de fixer aujourd’hui un taux de change pour une date future) ou des options (droit d’acheter ou de vendre à un prix fixé à l’avance) pour viser une nouvelle appréciation, même si la banque centrale peut intervenir pour freiner une hausse trop rapide.Gestion du risque au second semestre
Il faut toutefois tenir compte du ralentissement attendu de la croissance au second semestre. Les forts « effets de base » liés à la performance de fin 2025 rendront les comparaisons sur un an moins spectaculaires. Cela suggère que, si des positions positives à court terme peuvent se justifier, certains opérateurs pourraient privilégier des options expirant au T3 (troisième trimestre) plutôt que de conserver des positions longues via des contrats à terme jusqu’au T4. Avec une banque centrale susceptible de laisser son taux directeur inchangé à 2%, les opportunités sur les produits dérivés de taux (instruments financiers dont la valeur dépend des taux d’intérêt) paraissent limitées. Cette stabilité soutient les actions, mais implique souvent moins de variations sur le marché obligataire. La dernière publication d’inflation CPI (indice des prix à la consommation, mesure standard de l’inflation) à 2,8% se rapproche de la zone de confort de la banque, sans être suffisante pour imposer un changement de politique monétaire.
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