Implications pour l’inflation et la politique monétaire
Avec des coûts d’intrants en hausse de 1,4 % au T1, bien au-delà des 0,8 % attendus, le signal est celui de pressions inflationnistes qui persistent. Cela suggère que les entreprises pourraient répercuter une partie de ces coûts sur les prix payés par les ménages dans les prochains mois. La Banque de réserve de Nouvelle-Zélande (RBNZ) pourrait donc être moins encline à envisager des baisses de taux. Le chiffre renforce un scénario de taux « élevés plus longtemps » — c’est-à-dire un maintien du taux directeur (l’Official Cash Rate, le principal taux fixé par la banque centrale) à un niveau élevé sur une période prolongée. Sur le marché des changes, cela peut soutenir le dollar néo-zélandais (NZD). L’écart de taux d’intérêt — la différence entre les taux néo-zélandais et ceux d’autres pays — rend la devise plus attractive si la RBNZ paraît plus ferme que des banques centrales plus accommodantes (c’est-à-dire plus favorables à des baisses de taux). Sur les marchés de taux, les rendements obligataires à court terme pourraient monter, car les investisseurs ajustent leurs anticipations sur la RBNZ. Les contrats à terme sur taux — des produits qui permettent de se positionner sur l’évolution des taux — peuvent servir à exprimer une vue de taux durablement élevés. Vendre des contrats à terme sur l’emprunt d’État néo-zélandais à 2 ans est une manière directe de se positionner sur une hausse des rendements (et donc une baisse du prix des obligations).
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