Zone euro : l’activité signale une contraction plus marquée
L’enquête fait état de deux mois consécutifs de recul de la production (le volume d’activité), avec la baisse la plus rapide depuis un peu plus de deux ans et demi. Les données suggèrent aussi un repli de 0,2 % de l’économie de la zone euro au deuxième trimestre. Après la publication, l’EUR/USD (taux de change euro/dollar) s’est repris vers 1,1616 après un plus bas intrajournalier à 1,1595. L’euro est la monnaie de 20 pays de l’UE et a représenté en 2022 environ 31 % des échanges sur le marché des changes (marché mondial des devises), pour un volume moyen quotidien supérieur à 2 200 milliards de dollars. L’EUR/USD pèse environ 30 % des échanges sur le marché des changes, devant l’EUR/JPY (euro/yen) à 4 %, l’EUR/GBP (euro/livre sterling) à 3 % et l’EUR/AUD (euro/dollar australien) à 2 %. La BCE (Banque centrale européenne) tient huit réunions de politique monétaire par an et vise une inflation à 2 %, en agissant surtout via les taux d’intérêt. Les quatre plus grandes économies de la zone euro représentent 75 % de la production totale. Les chiffres de la balance commerciale (différence entre exportations et importations) peuvent aussi influencer la valeur de l’euro.Implications de marché pour la politique de la BCE et l’EUR/USD
Les derniers chiffres d’activité dans la zone euro montrent un net ralentissement, avec un PMI composite à 47,5. Cela indique une contraction au rythme le plus rapide depuis un peu plus de deux ans et demi, et ouvre la voie à un recul de 0,2 % au deuxième trimestre, au détriment des perspectives de croissance. Cette faiblesse réduit la marge de la BCE pour relever ses taux. Elle accroît la probabilité d’un discours plus accommodant (politique monétaire visant à soutenir l’économie, souvent via des taux plus bas) ou de signaux en faveur de futures baisses de taux. L’euro a rebondi vers 1,1616 face au dollar, mais ce mouvement semble lié à une faiblesse passagère du dollar plutôt qu’à un soutien propre à l’euro. À l’appui de ce scénario, l’estimation rapide d’Eurostat pour mai montre un ralentissement de l’inflation IPCH (indice des prix à la consommation harmonisé, mesure standardisée en Europe) à 1,9 %, sous la cible de la BCE pour la première fois depuis plus d’un an. Par ailleurs, les commandes à l’industrie en Allemagne ont reculé de 1,2 % en avril, signalant une fragilité du cœur manufacturier de la zone euro. L’ensemble renforce le risque de pression baissière sur l’euro. Créez votre compte réel VT Markets et commencez à trader dès maintenant.
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