La demande de dollar se renforce
Après ces propos, les contrats à terme sur le S&P 500 (des produits qui reflètent à l’avance l’évolution attendue de l’indice boursier américain) ont effacé leurs gains et ont reculé vers 7 400. L’indice du dollar (DXY, qui mesure le dollar face à un panier de grandes devises) s’est repris autour de 99,30. Mercredi, le climat de marché s’était amélioré après que le président américain Donald Trump a déclaré que les États-Unis étaient dans les « dernières étapes » d’un accord avec l’Iran. Ce mouvement s’est ensuite inversé à mesure que la perception de l’accord changeait. La livre a aussi été pénalisée par des chiffres provisoires faibles des enquêtes PMI S&P Global au Royaume-Uni pour mai. Le PMI composite (un indicateur d’activité basé sur des enquêtes auprès des entreprises) est tombé à 48,5 contre 52,6 en avril, alors que le consensus visait 51,7. Un niveau sous 50,0 indique une baisse de l’activité. L’attention se porte désormais sur les ventes au détail britanniques d’avril, attendues vendredi.Points de bascule et stratégie de trading
Nous nous souvenons de la même période l’an dernier, en mai 2025, lorsqu’un revirement soudain du sentiment sur un accord États-Unis–Iran a déclenché un mouvement « d’aversion au risque » (les investisseurs vendent les actifs risqués et se replient vers des actifs jugés plus sûrs). La déception autour d’un accord a nettement renforcé le dollar, considéré comme une valeur refuge. Cela rappelle à quelle vitesse les titres géopolitiques peuvent changer l’équilibre des marchés et l’emporter sur les prévisions économiques. Cet épisode a pesé sur les devises sensibles au risque comme la livre sterling, déjà fragilisée par des données nationales faibles. La baisse du PMI composite britannique en mai 2025 en zone de contraction sous 48,5 a accentué la pression, ramenant le GBP/USD vers 1,3400. Avec le recul, la volatilité implicite (la volatilité attendue par le marché, tirée des prix des options) sur les options GBP/USD a bondi de plus de 12 % sur la seule semaine, favorisant les opérateurs positionnés pour un mouvement brutal. Actuellement, la livre s’échange près de 1,3550, mais le tableau économique reste contrasté, avec l’inflation britannique d’avril 2026 stable à 3,1 %, ce qui complique les décisions de politique monétaire de la Banque d’Angleterre. Même si le dernier PMI s’est redressé à 51,2, tout signe de nouvelle faiblesse économique pourrait rendre la livre à nouveau vulnérable. La situation États-Unis–Iran n’est pas réglée, ce qui maintient un risque de volatilité en arrière-plan. Dans ce contexte, il est possible d’envisager l’achat d’options de vente (put options, qui prennent de la valeur si le taux recule) sur le GBP/USD, avec un prix d’exercice (strike, le niveau fixé à l’avance) autour de 1,3450, à échéance dans quatre à six semaines. Cette approche limite le risque au coût de l’option et permet de profiter d’une éventuelle baisse liée à une tension géopolitique ou à des statistiques britanniques décevantes. Le coût de ces options reste modéré, signe d’un marché peu inquiet. En parallèle, l’achat d’options d’achat (call options, qui prennent de la valeur si l’indice monte) sur le DXY peut aussi être envisagé. Après son rebond à 99,30 lors de l’épisode de mai 2025, le DXY a surtout évolué autour de 98,00 au début de 2026. Une position acheteuse via des calls sur le DXY peut servir de couverture, car elle profiterait probablement des mêmes flux vers la sécurité qui pénaliseraient la livre. Les prochaines ventes au détail au Royaume-Uni et le rapport américain sur l’emploi (Non-Farm Payrolls, les créations d’emplois hors secteur agricole) seront des statistiques clés. Un écart important par rapport aux attentes pourrait déclencher la volatilité anticipée. Il faut rester prêt à des mouvements rapides guidés par l’actualité, comme l’an dernier. Créez votre compte réel VT Markets et commencez à trader dès maintenant.
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