Réaction des marchés aux titres sur un accord avec l’Iran
Avant cette information, le rendement du Treasury à 10 ans revenait vers le milieu de la zone 4% et le taux des crédits immobiliers à 30 ans (le taux moyen des prêts hypothécaires) remontait vers 7%, proche de son plus haut depuis l’été dernier. Les données américaines ont été contrastées : mises en chantier solides et inscriptions hebdomadaires au chômage autour de 209 000, tandis que l’enquête manufacturière de la Fed de Philadelphie est passée en territoire négatif (ce qui indique une contraction de l’activité). D’anciens délais en mars et avril auraient été repoussés, avec des cessez-le-feu annoncés puis rompus. Des informations ont aussi indiqué que le chef de l’armée pakistanaise se rendait à Téhéran, alors que Washington et Téhéran restaient en désaccord sur la durée d’un gel du programme nucléaire (un arrêt temporaire, sans démantèlement).Idées de trading et couverture des risques
Le point central reste le pétrole brut, principal moteur de la pression inflationniste sur un an. Le West Texas Intermediate (WTI, référence du pétrole américain) a déjà reculé de plus de 10% depuis ses récents sommets proches de 95 dollars le baril, vers 82 dollars dans les jours suivant l’annonce. Pour les opérateurs sur produits dérivés (instruments dont la valeur dépend d’un actif, comme une action, une obligation ou une matière première), des options de vente (« puts », qui gagnent de la valeur quand le prix baisse) sur les valeurs de l’énergie (ETF XLE) ou la vente d’un « call spread » sur les contrats à terme sur le pétrole (stratégie consistant à vendre une option d’achat et en acheter une autre à un prix plus élevé pour limiter le risque) peuvent être envisagées si l’accord se confirme. Une baisse potentielle de l’énergie influence directement la trajectoire de la Fed sous son nouveau président, Kevin Warsh. Il y a un mois, les contrats à terme sur fed funds suggéraient aucune baisse de taux jusqu’à fin 2026. Désormais, l’outil CME FedWatch (qui synthétise les probabilités implicites à partir des prix des futures) indique près de 40% de probabilité d’une baisse de taux dès la réunion de septembre, contre 15% avant ces informations. Le marché obligataire a réagi : le rendement du Treasury à 10 ans a reflué d’environ 4,6% vers 4,35%. Cela soulage les secteurs les plus sensibles aux taux (ceux dont l’activité dépend fortement du coût du crédit). Dans ce contexte, des positions acheteuses via des options d’achat (« calls », qui profitent d’une hausse) sur les financières (ETF XLF) et sur les ETF de constructeurs immobiliers (ITB) peuvent bénéficier d’un environnement de rendements plus bas. Mais ce rebond repose sur un accord non signé, et des annonces similaires avaient déjà déçu en 2025. L’indice de volatilité CBOE (VIX, souvent appelé « baromètre de la peur » car il mesure la volatilité anticipée du S&P 500) est passé sous 15, ce qui peut signaler un excès de confiance. Une couverture (protection du portefeuille) consiste à acheter des options de vente bon marché, très en dehors de la monnaie (« out-of-the-money », avec un prix d’exercice éloigné du niveau actuel, donc moins chères mais plus spéculatives) sur le Dow ou sur le SPY (ETF répliquant le S&P 500) pour se protéger d’un retournement si l’accord échoue. La prochaine enquête de confiance de l’Université du Michigan sera un indicateur clé. Une baisse marquée des anticipations d’inflation à un an, par exemple de 4,5% vers 4%, conforterait le mouvement des marchés et donnerait des arguments au nouveau président de la Fed. Les positions sur options devraient être calibrées autour de ces publications.
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