Perspectives de politique de la Réserve fédérale
Les responsables de la Fed maintiennent le taux des fonds fédéraux (taux directeur de référence pour le coût de l’argent à très court terme) inchangé, tout en réévaluant les réglages des taux à court terme. Les décideurs se sont éloignés de l’idée de baisses de taux et ont indiqué qu’ils pourraient relever les taux si l’inflation ne ralentit pas. Les discussions entre les États-Unis et l’Iran ont entretenu la prudence des marchés sur les risques d’inflation et les perspectives de taux. Le secrétaire d’État américain Marco Rubio a évoqué des signes encourageants, avec des médiateurs pakistanais attendus à Téhéran alors que l’Iran examine la dernière proposition de Washington. Des responsables iraniens ont déclaré qu’aucun accord n’avait été conclu, même si les écarts se réduisent. Reuters a rapporté que le guide suprême Mojtaba Khamenei a indiqué que l’enrichissement d’uranium (processus nucléaire sensible) et le contrôle du détroit d’Ormuz restent des obstacles majeurs, et que l’Iran discute aussi avec Oman d’un système de péage permanent (taxe de passage), rejeté par le président Donald Trump.Principaux moteurs de marché
Les dernières données de l’indice des prix à la consommation (CPI, mesure de l’inflation) aux États-Unis pour avril 2026 montrent une inflation sous-jacente (hors éléments très volatils comme l’énergie et l’alimentation) en ralentissement à 3,1%, ce qui réduit l’argument en faveur de taux durablement élevés. Les marchés de produits dérivés (instruments financiers dont la valeur dépend d’un actif ou d’un taux) le reflètent: les contrats à terme sur les fed funds (futures, utilisés pour anticiper les taux) intègrent désormais 65% de probabilité d’au moins une baisse de taux d’ici le quatrième trimestre. Cette évolution rend plus attractif un actif sans rendement comme l’argent. Les négociations de paix entre les États-Unis et l’Iran suivies en 2025 n’ont pas débouché sur un accord durable, et les tensions autour du détroit d’Ormuz restent un risque de fond. Sans être le sujet principal du marché, une escalade pourrait provoquer une forte volatilité (variations rapides des prix) et une recherche de valeurs refuges. Les traders peuvent envisager des options (contrats donnant le droit d’acheter ou de vendre à un prix fixé) pour encadrer le risque, car l’actualité géopolitique peut encore surprendre. Par ailleurs, la demande industrielle est très solide, un facteur moins mis en avant l’an dernier. Les projections pour 2026 montrent que la demande mondiale d’argent liée aux panneaux solaires devrait augmenter de plus de 15%, ce qui crée un socle pour les prix. Cette demande physique (achats réels de métal pour l’industrie) plaide contre la mise en place de positions vendeuses importantes sur le métal (parier sur une baisse). Le ratio or/argent s’établit actuellement près de 88:1, bien au-dessus de la moyenne du XXIe siècle, autour de 65:1. Historiquement, un ratio aussi élevé a souvent suggéré que l’argent est sous-évalué par rapport à l’or. Cela indique que des stratégies consistant à acheter de l’argent et vendre de l’or (position relative: long argent / short or) pourraient offrir une opportunité dans les prochaines semaines.
Commencez à trader maintenant – Cliquez ici pour créer votre vrai compte VT Markets