Michael Wan de MUFG a déclaré que les devises asiatiques peuvent être autant influencées par des évolutions domestiques que par les mouvements globaux, les monnaies de pays en déficit courant étant plus exposées car elles dépendent de financements externes. En Indonésie, le bureau du procureur général a commencé à saisir des milliers de motos électriques achetées par l’Agence nationale de nutrition pour le programme gouvernemental de repas gratuits et nutritifs, dans le cadre d’une enquête pour corruption.
Pour la roupie indonésienne, la question immédiate est de savoir si cet épisode conduit à un resserrement de la discipline budgétaire. Cela inclut à la fois les contrôles dans le budget et les canaux hors budget, tels que les dépenses « below-the-line » et les passifs éventuels. MUFG reste prudent sur l’IDR tant que les perspectives des programmes de dépenses demeurent incertaines, même si le grand récit de croissance de la région se poursuit. L’article a été produit à l’aide d’un outil d’intelligence artificielle et relu par un éditeur.
Les facteurs locaux et les préoccupations budgétaires dominent les perspectives de la roupie
Nous estimons que les facteurs locaux sont désormais le principal moteur de la roupie indonésienne, en particulier compte tenu de la dépendance du pays aux financements externes pour couvrir son déficit courant. L’enquête anticorruption en cours visant les programmes gouvernementaux de repas gratuits et de motos électriques crée une incertitude importante quant à la discipline budgétaire. Pour les marchés, la question clé est de savoir si cela débouchera sur un encadrement plus strict des dépenses.
Cette semaine, la roupie s’est déjà affaiblie au-delà de 16.850 pour un dollar américain, son plus bas niveau de l’année, reflétant ces préoccupations domestiques. La dernière projection du ministère des Finances montre que le déficit budgétaire pourrait s’élargir à 2,9% du PIB, au-dessus de l’objectif initial, ce qui inquiète les investisseurs étrangers. Cette pression monte malgré un environnement mondial relativement stable.
Cette nervosité est également visible sur le marché obligataire, où le rendement de l’emprunt d’État indonésien à 10 ans a progressé de 25 points de base ce mois-ci pour atteindre 7,45%. Les données de la banque centrale confirment des sorties nettes de portefeuille d’environ 1,2 milliard de dollars au cours des deux premières semaines de juin seulement. Historiquement, de telles sorties précèdent souvent une nouvelle dépréciation de la devise.
Stratégies de trading dans un contexte de volatilité en hausse
Pour les traders, cela plaide en faveur d’un positionnement sur une volatilité plus élevée et d’une poursuite de l’affaiblissement de la roupie dans les semaines à venir. Nous voyons de la valeur dans l’achat d’options d’achat (calls) sur le dollar américain contre la roupie, offrant une exposition haussière avec un risque baissier défini. Avec une volatilité implicite à un mois désormais au-delà de 9,5%, des structures d’options conçues pour tirer parti de mouvements de prix brutaux sont également attractives.
Une stratégie plus directe consiste à utiliser des contrats à terme (forwards) pour verrouiller un taux de change favorable en vue de vendre la roupie sur des maturités d’un à trois mois. L’attrait du carry trade s’estompe, car le risque de dépréciation de la devise semble désormais l’emporter sur le différentiel de taux d’intérêt. Nous recommandons la prudence face à la détention de positions longues en IDR non couvertes.