Le risque géopolitique reste au centre de l’attention
Le risque géopolitique est resté au premier plan, les États-Unis indiquant qu’ils maintiendraient un blocus naval de l’Iran jusqu’à la conclusion d’un accord sur le nucléaire. Un plan de réouverture du détroit d’Ormuz (passage maritime stratégique pour le pétrole) était également à l’étude, avec des efforts pour sécuriser les flux d’énergie tout en maintenant la pression sur les ports iraniens. La hausse des prix du pétrole a ravivé les craintes d’inflation (hausse durable des prix). Or, une inflation élevée peut pousser les taux d’intérêt à rester hauts et pénaliser l’or, qui ne verse pas de revenu (actif « sans rendement », c’est-à-dire sans intérêts ni dividendes). La Réserve fédérale (banque centrale des États-Unis) a maintenu ses taux entre 3,50% et 3,75% par 8 voix contre 4, soit le plus grand nombre d’avis contraires depuis 1992. Les marchés anticipaient des taux inchangés jusqu’en 2026, tandis que la probabilité d’une hausse d’ici avril 2027 montait à 23,8% contre 0,8% une semaine plus tôt. Le mandat de Jerome Powell se termine le 15 mai, et Kevin Warsh attend un vote complet du Sénat (validation politique nécessaire pour confirmer la nomination). La croissance américaine au 1er trimestre 2026 a été annoncée à 2,0% en rythme annualisé (croissance sur un trimestre extrapolée sur un an), contre 0,5% auparavant et 2,3% attendu. En mars, l’indice PCE (mesure de l’inflation suivie de près par la Fed) a progressé de 0,7% sur un mois, tandis que le PCE « core » (inflation hors énergie et alimentation, composants très volatils) a augmenté de 0,3% sur un mois. Les achats d’or des banques centrales en 2022 ont totalisé 1.136 tonnes, soit environ 70 milliards de dollars.L’or face à des forces macroéconomiques contradictoires
L’or est tiraillé entre un dollar plus faible et le frein d’une inflation persistante. Cela limite le potentiel de hausse, le marché intégrant désormais une probabilité d’environ une sur quatre d’une nouvelle hausse de taux d’ici un an. Les investisseurs devraient donc aborder avec prudence le rebond actuel vers la zone de résistance à 4.685 dollars (niveau de prix où les ventes tendent à freiner la hausse). Le changement de direction à la Fed le 15 mai alimente une forte incertitude, et la volatilité (ampleur et rapidité des variations de prix) pourrait augmenter nettement. Un épisode comparable de nervosité avait été observé en 2018 lors de la prise de fonctions de Jerome Powell. Avec un comité plus divisé qu’à tout moment depuis 1992, tout signal de politique monétaire (orientation sur les taux et la liquidité) du nouveau président pourrait provoquer des mouvements brusques. Les opérateurs sur produits dérivés (contrats financiers dont la valeur dépend d’un actif, comme des options) peuvent s’y préparer, car le marché reste partagé sur la trajectoire future des taux de la Fed. Dans ce contexte, utiliser des options (instruments donnant le droit, et non l’obligation, d’acheter ou de vendre à un prix fixé) pour miser sur un fort mouvement, plutôt que sur une direction précise, paraît plus adapté. Acheter un straddle (stratégie consistant à acheter simultanément une option d’achat et une option de vente au même prix d’exercice) permettrait de profiter d’une forte sortie de range, qu’il s’agisse d’une hausse liée à une aggravation des tensions au Moyen-Orient ou d’un passage sous le support à 4.500 dollars (niveau où les achats tendent à freiner la baisse) sur fond de Fed plus stricte (« faucon », c’est-à-dire plus encline à relever les taux pour combattre l’inflation). L’idée est d’être exposé à la volatilité elle-même à l’approche de la mi-mai. Le conflit entre les États-Unis et l’Iran rappelle les années 1970, décennie marquée par des chocs pétroliers et des tensions géopolitiques qui avaient porté l’or à des records, malgré la hausse des taux. Une escalade dans le détroit d’Ormuz pourrait déclencher une ruée vers les valeurs refuges (actifs recherchés en période de stress), ce qui rendrait les options d’achat (calls, qui gagnent de la valeur si le prix monte) utiles comme couverture contre une flambée soudaine. Ce risque de hausse rapide semble encore sous-estimé. Au-delà de ces facteurs, la demande physique (achats réels de métal, par opposition aux produits financiers) reste un soutien. Après les achats records observés plus tôt dans la décennie, les banques centrales ont continué d’acheter massivement jusqu’en 2025 et cette année, selon des données récentes du World Gold Council (organisme de référence du secteur). Cette demande institutionnelle (grands acteurs publics ou financiers) crée un plancher, suggérant qu’une baisse marquée sous 4.500 dollars susciterait des achats importants.
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