Trajectoire de l’inflation et signal de politique monétaire
La Banque s’attend à une hausse progressive de l’inflation sous-jacente de l’IPC. Elle devrait atteindre un niveau compatible avec l’objectif de stabilité des prix de 2 % entre la fin de l’exercice 2026 et l’exercice 2027, puis se maintenir autour de ce niveau. La Banque juge désormais que les risques sur la croissance sont orientés à la baisse (les risques penchent vers une croissance plus faible). Elle estime aussi que les risques sur les prix sont orientés à la hausse (davantage de probabilité d’une inflation plus forte), surtout en 2026. La Banque du Japon signale ainsi que la prochaine étape devrait être une hausse des taux, même si elle a laissé le taux à 0,75 % cette fois-ci. Elle craint une accélération des prix à l’avenir, en particulier en 2026. La Banque promet toutefois de rester prudente et de suivre les données, ce qui rend le calendrier exact d’une hausse incertain. Avec un yen toujours faible, récemment autour de 158 pour un dollar, le risque d’un mouvement brutal reste élevé. Il peut être pertinent d’acheter des options d’achat sur le yen (contrats donnant le droit d’acheter du yen à un prix fixé) ou des options de vente sur le dollar (contrats donnant le droit de vendre des dollars), afin de se protéger contre un renforcement soudain du yen si la BoJ agit plus tôt que prévu. La hausse de la volatilité implicite (volatilité anticipée intégrée dans le prix des options) des options USD/JPY à trois mois au-delà de 12 % montre que beaucoup se préparent déjà à de fortes variations.Anticipations de marché et positionnement
Le marché intègre désormais une probabilité plus élevée de hausse des taux lors des réunions de juin ou juillet, ce qui pousse à la hausse les rendements des obligations d’État japonaises à court terme. On peut envisager des instruments dérivés (contrats financiers dont la valeur dépend d’un actif, comme un taux ou une obligation) misant sur un aplatissement de la courbe des taux (les taux courts montent plus vite que les taux longs). Cette lecture est renforcée par les accords salariaux définitifs du « shunto » 2026 (négociations salariales annuelles au Japon), qui font ressortir une hausse moyenne des salaires de 4,5 %, donnant à la BoJ un argument supplémentaire pour agir. Un yen plus fort pénalise généralement les grands exportateurs japonais, ce qui peut peser sur l’indice Nikkei 225. Des options de vente sur le Nikkei (contrats donnant le droit de vendre l’indice à un prix fixé) peuvent servir de couverture contre d’autres positions ou permettre de viser un repli à court terme. Un schéma comparable avait été observé en 2025, lorsque les premières anticipations de hausse des taux avaient provoqué des baisses temporaires d’un indice très exposé aux exportateurs. Comme la BoJ insiste sur une approche dépendante des données, l’attention se portera sur la prochaine publication nationale de l’IPC. La hausse de 2,9 % de l’IPC « core » (inflation hors produits frais, indicateur suivi de près) en mars 2026 accroît déjà la pression, et une nouvelle statistique élevée pourrait accélérer la décision lors de la prochaine réunion. Les stratégies peuvent donc être organisées autour de ces publications et des dates de réunion, qui concentrent en général la volatilité (variations rapides des prix).
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