Les données britanniques pèsent sur la livre
L’indice du dollar américain (DXY, un indice qui mesure le dollar contre un panier de grandes devises) est monté à son plus haut niveau depuis fin novembre, car le marché pense que l’inflation liée aux conflits pourrait retarder les baisses de taux de la Réserve fédérale (la banque centrale des États-Unis). La hausse des tensions au Moyen-Orient a aussi soutenu la demande pour le dollar. Les marchés attendent ensuite l’indice des prix PCE (Personal Consumption Expenditures, un indicateur d’inflation suivi de près par la banque centrale américaine). D’autres publications incluent les commandes de biens durables (commandes pour des biens destinés à durer, comme des machines), les offres d’emploi JOLTS (un rapport sur les postes vacants), ainsi que les premières données de l’enquête Michigan sur la confiance des consommateurs et les anticipations d’inflation. Une correction à 09:31 GMT le 13 mars a modifié la baisse de la production industrielle à 0,1% (et non 0,2%). Elle a aussi corrigé le DXY : un plus haut depuis fin novembre (et non janvier).Conséquences pour le trading et facteurs de risque
De l’autre côté, le dollar reste solide, soutenu par une économie robuste. Le rapport NFP (Non-Farm Payrolls, le principal chiffre mensuel de l’emploi aux États-Unis hors secteur agricole) de février 2026, avec +215 000 emplois, renforce l’idée que la Réserve fédérale n’a pas de raison de baisser ses taux plus vite. Cet écart de situation (Royaume-Uni qui ralentit, États-Unis plus stables) continue de favoriser le dollar. Dans ce contexte, nous pensons que les traders peuvent envisager d’acheter des options de vente (put, un contrat qui prend de la valeur si le prix baisse) sur GBP/USD pour viser une poursuite de la baisse. Des options avec une échéance de 4 à 6 semaines et un prix d’exercice (strike, le niveau de prix fixé dans le contrat) autour de 1,2950 peuvent offrir un bon équilibre risque/rendement. Les données de 2025 montrent que la volatilité implicite (le niveau de variations attendu par le marché, intégré dans le prix des options) sur la livre augmente souvent dans ces conditions ; se positionner avant une hausse peut être utile. Pour réduire le coût de la prime (le prix payé pour acheter une option), un spread baissier avec puts (bear put spread) est une alternative. Il consiste à acheter un put avec un strike plus élevé et à vendre en même temps un autre put avec un strike plus bas, ce qui aide à financer la position. Cette méthode limite le gain maximal, mais peut être adaptée si l’on attend une baisse progressive plutôt qu’une chute brutale. Il faut aussi garder à l’esprit que les tensions géopolitiques restent un facteur imprévisible. Une hausse soudaine du VIX (un indice qui mesure la peur sur les marchés à partir des options sur l’indice S&P 500), récemment autour de 14,5 (niveau plutôt calme), accélérerait probablement les achats de dollar comme valeur refuge. Cependant, tout commentaire plus dur que prévu de la Banque d’Angleterre (à savoir une position favorisant des taux plus élevés) après sa prochaine réunion pourrait provoquer un rebond rapide, probablement temporaire, de la livre.
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