Enquêtes britanniques et hausse des coûts des intrants
Les premières enquêtes auprès des entreprises au Royaume-Uni ont montré que l’industrie manufacturière et les services restent en expansion (activité en hausse). En revanche, les coûts des intrants (prix des matières premières, de l’énergie et des composants achetés par les entreprises) ont atteint leur plus haut niveau depuis le début des séries. Cela renforce l’incertitude sur l’activité à venir. L’indice de confiance des ménages GfK (baromètre du moral des consommateurs) est tombé à son plus bas niveau depuis trois ans. Parmi les inquiétudes: la hausse des prix liée à un choc énergétique (forte hausse de l’énergie) et l’augmentation possible des coûts des crédits immobiliers si la Banque d’Angleterre relève ses taux (taux directeurs: les taux fixés par la banque centrale, qui influencent les taux des prêts). Dans la zone euro, l’attention s’est tournée vers l’indice IFO allemand du climat des affaires (enquête auprès des entreprises en Allemagne), attendu en baisse en avril en raison du renchérissement de l’énergie. Les tensions géopolitiques ont aussi augmenté après la diffusion par l’Iran d’images d’une saisie de navire dans le détroit d’Ormuz, tandis que le président américain Donald Trump a menacé de détruire tout navire posant des mines dans cette voie maritime. Nous observons une dynamique proche de celle d’avril 2025, quand l’EUR/GBP restait bloqué sous 0,8680 malgré des indicateurs britanniques contrastés. Aujourd’hui, la paire évolue sans direction nette autour de 0,8590, les opérateurs évaluant des forces économiques opposées. Les dernières données de l’Office for National Statistics (l’institut national des statistiques du Royaume-Uni) montrent que les volumes de ventes au détail ont légèrement augmenté de 0,1% en mars 2026, signe que les ménages restent sous pression.Convergence des politiques monétaires et volatilité de marché
Les craintes liées à l’énergie et au moral des ménages ont évolué, sans disparaître. Même si le grand choc énergétique de 2025 est passé, la confiance des ménages, mesurée par GfK, n’est remontée qu’à -22 ce mois-ci, un niveau toujours très pessimiste. Avec une inflation au Royaume-Uni à 2,9% en mars 2026, la Banque d’Angleterre indique que des baisses de taux pourraient intervenir cet été, à l’opposé d’une posture restrictive (« hawkish »: priorité à la lutte contre l’inflation via des taux plus élevés) observée il y a un an. Ce changement s’aligne désormais sur la Banque centrale européenne, également attendue sur une détente de sa politique dans les prochains mois, alors que l’inflation en zone euro a ralenti à 2,4% en mars. Cette convergence des politiques monétaires (rapprochement des décisions de taux entre banques centrales) réduit la volatilité (amplitude des variations de prix) de l’EUR/GBP. Dans ce contexte, des approches de « range trading » (trading de couloir: acheter près du bas d’une fourchette et vendre près du haut) ou la vente de prime d’options (encaisser la prime en vendant des options, stratégie sensible à une forte variation) peuvent sembler adaptées à court terme. Les opérateurs doivent toutefois se préparer à une sortie de couloir si l’une des banques centrales signale un cycle de baisses plus rapide que l’autre. Les tensions géopolitiques spécifiques de 2025 autour de l’Iran ont laissé place à de nouvelles inquiétudes sur les chaînes d’approvisionnement (circulation mondiale des biens) et les coûts de fret (transport maritime et logistique), en raison d’une instabilité persistante en mer Rouge. Ces risques maintiennent la possibilité d’un retour brusque de l’inflation, qui pourrait modifier rapidement la trajectoire des taux. Dans ce cas, conserver une exposition à la volatilité via des produits dérivés (instruments financiers dont la valeur dépend d’un actif, comme des options) peut servir de couverture (protection) contre un choc économique inattendu qui mettrait fin au calme actuel.
Commencez à trader maintenant – Cliquez ici pour créer votre vrai compte VT Markets