Signaux hebdomadaires et inter-marchés
La semaine a apporté un nouveau signal sur le graphique hebdomadaire du S&P 500 (indice boursier américain), ainsi que d’autres messages des marchés du crédit (marché de la dette des entreprises). L’or n’a pas conservé ses gains alors que le pétrole et le VIX continuaient de monter. Le Nasdaq (indice axé sur les valeurs technologiques) a mieux résisté au début, avec une force horaire précoce sur SMH (ETF des semi-conducteurs) et IGV (ETF des logiciels), mais il s’est aussi retourné ensuite. Un possible facteur de stabilité à court terme a été évoqué après des propos iraniens sur le maintien ouvert du détroit (passage maritime clé) et le mouvement du dollar a été présenté comme lié au positionnement (répartition des paris des investisseurs). L’échec du rebond après les dernières données de Core PCE (PCE “hors alimentation et énergie”, mesure de l’inflation sous-jacente) à 3,1% montre que les vendeurs gardent la main et qu’acheter la baisse est défavorable pour l’instant. On observe une réduction nette du risque (diminution de l’exposition aux actifs risqués). Acheter des puts (options de vente, qui prennent de la valeur si l’indice baisse) sur le SPX (options sur le S&P 500) ou le NDX (options sur le Nasdaq 100) est un moyen direct de viser une baisse supplémentaire. Toute hausse de court terme doit être traitée avec prudence tant que cette faiblesse ne change pas. Le VIX a terminé la semaine au-dessus de 22, un niveau de peur plus vu depuis plusieurs mois. Se couvrir (mettre en place une protection contre une baisse) devient important pour toute position acheteuse. L’indice du dollar américain a clôturé à 100,85, son plus haut depuis le quatrième trimestre 2025, ce qui pèse sur les actions (un dollar fort réduit souvent l’attrait relatif des actions et peut pénaliser les bénéfices à l’international). Des calls sur le VIX (options d’achat qui gagnent si la volatilité monte) peuvent servir de protection contre une hausse plus marquée de la volatilité à court terme.Écarts de crédit et couverture
Les marchés du crédit sont aussi surveillés : les écarts de crédit “high yield” (surcoût de taux exigé pour prêter à des entreprises plus risquées) se sont élargis de 35 points de base (1 point de base = 0,01%) ce mois-ci, au-delà de 450 pdb, ce qui signale une inquiétude réelle chez les investisseurs obligataires. Ce type de mouvement rappelle la baisse rapide du troisième trimestre 2025, qui avait aussi commencé avec des craintes persistantes d’inflation. Le marché obligataire indique de réduire le risque sur les actions. L’incapacité de l’or à monter pendant cette recherche de sécurité (déplacement vers des actifs perçus comme plus sûrs) est un signal d’alerte ; il vaut donc mieux éviter pour l’instant les calls sur le métal ou sur des mineurs comme GDX (ETF de sociétés minières aurifères). À la place, les tensions géopolitiques se reflètent directement dans l’énergie : les contrats à terme sur le Brent (prix de référence du pétrole) s’échangent désormais au-dessus de 95$ le baril, sur fond de craintes liées au détroit d’Ormuz (passage par lequel transite une part importante du pétrole mondial). Cet environnement peut avantager les traders déjà acheteurs sur des produits dérivés de l’énergie (instruments dont le prix dépend d’un actif comme le pétrole).
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