Contexte de marché et éléments techniques
Mercredi, la paire GBP/USD a progressé d’environ 0,6% et est repassée au-dessus de 1,3300, après avoir évolué sous ce seuil jusqu’à la fin mars. Elle reste toutefois sous le sommet de janvier proche de 1,3850, et sous les moyennes mobiles exponentielles (MME, indicateurs de tendance qui donnent plus de poids aux cours récents) à 50 jours et 200 jours, situées près de 1,3400 et 1,3350, après un rebond depuis un creux de mars proche de 1,3150. Le Stochastic RSI (oscillateur technique qui mesure si le marché est “tendu” à la hausse ou à la baisse, en combinant RSI et dynamique) remonte vers une zone dite de surachat (niveau où la hausse peut s’essouffler). Le gouverneur de la Banque d’Angleterre, Andrew Bailey, a jugé que les marchés allaient trop loin en anticipant des hausses de taux, et a rappelé que les indications précédentes pointaient plutôt vers une ou deux baisses de taux en 2026, avant la crise liée à l’Iran. Compte tenu des récents propos sur l’Iran, le dollar se raffermit, ce qui pèse clairement sur la livre. La paire GBP/USD semble avoir du mal à conserver ses gains et revient vers ses creux de mars. Cette pression pourrait durer à mesure que l’échéance de deux à trois semaines fixée par Donald Trump se rapproche, maintenant les marchés sous tension. Ces tensions géopolitiques alimentent une forte volatilité (variations rapides et parfois importantes des prix) sur le marché des changes. Un scénario comparable avait été observé lors du conflit en Ukraine en 2022, lorsque le British Pound Volatility Index – BPVIX (indice qui mesure la volatilité implicite, c’est‑à‑dire la volatilité “attendue” intégrée dans les prix des options) avait bondi de plus de 30% en quelques semaines. Les investisseurs peuvent donc envisager des options (contrats donnant le droit d’acheter ou de vendre à un prix fixé) pour tirer parti de mouvements attendus, car des nouvelles au Moyen‑Orient peuvent provoquer des variations brusques dans un sens comme dans l’autre.Options et stratégies face au risque d’événements
Avec le gouverneur de la Banque d’Angleterre qui freine les anticipations de relèvement des taux, la livre a peu de soutien fondamental. Cet écart de politique monétaire (différence d’orientation entre banques centrales) favorise le dollar, surtout lorsque les investisseurs réduisent le risque. L’achat d’options de vente (puts, qui gagnent de la valeur si le taux de change baisse) avec un prix d’exercice (strike, niveau de change prédéfini) sous le plus bas de mars à 1,3150 peut être une façon prudente de se positionner pour une poursuite du repli. La zone 1,3350–1,3400 constitue une résistance technique importante, renforcée par des moyennes mobiles. La vente de spreads d’options d’achat (call spreads, stratégie qui consiste à vendre un call et à acheter un autre call plus éloigné pour limiter le risque) en dehors de la monnaie (out-of-the-money, options dont le strike est au‑dessus du cours actuel) au‑delà de ce plafond permet de viser un revenu, tout en pariant sur un potentiel haussier limité. Cette approche profite aussi de l’érosion de la valeur liée au temps (time decay, baisse progressive de la valeur d’une option à mesure que l’échéance approche). Il faut aussi prendre en compte la prochaine publication américaine des Non‑Farm Payrolls (créations d’emplois hors agriculture, indicateur majeur du marché du travail) attendue le Vendredi saint. Un chiffre solide, comme l’ajout inattendu de plus de 353.000 emplois observé en janvier 2024, renforcerait encore le dollar. Cela rend attrayantes des positions qui profitent de la volatilité, comme un straddle acheteur (achat simultané d’un call et d’un put au même strike et à la même échéance, pour miser sur un fort mouvement sans en anticiper le sens).
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