Décision de la Fed et changement de leadership
Trois dissidents ont contesté une formulation laissant entendre que des baisses de taux pourraient reprendre plus tard. Jerome Powell a indiqué qu’il resterait gouverneur de la Fed pour une durée indéterminée après la fin de son mandat de président. Kevin Warsh, proposé par Donald Trump, serait en bonne position pour succéder à Powell à la présidence. Les marchés surveillent l’impact de ces changements sur les signaux de politique monétaire (orientation des décisions de taux et de liquidité). La BCE devrait laisser ses principaux taux inchangés jeudi, dans un contexte d’incertitude élevée. L’inflation accélère, portée par la volatilité des prix de l’énergie liée au conflit avec l’Iran, ce qui renforce les anticipations d’une hausse des taux en juin. Goldman Sachs prévoit deux hausses de 25 points de base (pb, soit 0,25 point de pourcentage) par la BCE. La banque anticipe des relèvements en juin et en septembre, ramenant le taux de dépôt (rémunération des dépôts des banques à la BCE, référence clé de la politique monétaire) à 2,50%.Volatilité de marché et positionnement
À la même période l’an dernier, l’EUR/USD était déjà sous pression autour de 1,1680 après une réunion de la Fed. Le dollar s’était apprécié car la banque centrale avait laissé son taux directeur inchangé entre 3,5% et 3,75%. Cela avait favorisé des stratégies visant un renforcement à court terme du billet vert. La décision d’avril 2025 avait marqué les esprits en raison de quatre dissidences, un maximum depuis 1992. Cette division interne signalait une forte incertitude sur la trajectoire de la politique monétaire américaine. Cette tension avait ensuite alimenté une période de décisions moins lisibles, augmentant la volatilité (amplitude des variations de prix) sur les marchés de taux (obligations et instruments liés aux taux) sur le reste de 2025. Dans le même temps, la BCE devait maintenir ses taux, mais les marchés intégraient déjà des hausses à venir. L’anticipation d’un relèvement en juin était alimentée par l’inflation et les prix de l’énergie. La BCE a bien relevé ses taux de 25 pb en juin 2025, lorsque l’inflation IPCH (indice des prix harmonisé, mesure officielle de l’inflation en zone euro) « globale » a culminé à 4,1% sur le trimestre. Ce contraste entre une Fed divisée et une BCE plus déterminée constituait un signal important pour les opérateurs sur produits dérivés (contrats financiers dont la valeur dépend d’un actif, comme des options). La configuration plaidait pour l’achat de volatilité, car des politiques de banques centrales divergentes entraînent souvent des mouvements de change plus amples. La volatilité implicite (volatilité anticipée par le marché et intégrée dans le prix des options) des options EUR/USD à 3 mois est montée de 8% à plus de 12% dans les semaines suivant la réunion d’avril 2025, ce qui a favorisé les acheteurs de straddles ou de strangles (stratégies d’options qui parient sur un fort mouvement, sans miser sur la direction). La stratégie directionnelle consistait à ne pas s’arrêter à la force initiale du dollar et à viser un euro plus ferme à moyen terme. La trajectoire plus claire de la BCE vers des hausses de taux laissait prévoir un resserrement de l’écart de taux (différence de rendement entre deux zones monétaires), un facteur favorable à l’euro. Des montages d’options comme des bull call spreads sur l’EUR/USD (achat d’un call et vente d’un call à un prix d’exercice plus élevé, pour miser sur une hausse avec un risque limité) se sont montrés rentables, la paire étant remontée vers 1,2000 au troisième trimestre 2025. Create your live VT Markets account and start trading now.
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