Données américaines et point inflation
Aux États-Unis, la croissance du T1 2026 est ressortie à 2 %, sous l’estimation de 2,3 %. Les dépenses liées à l’intelligence artificielle et aux centres de données (infrastructures informatiques hébergeant serveurs et stockage) ont progressé de 17,2 %, après 4,3 % au T4 2025. L’inflation « core PCE » (indice PCE hors éléments les plus volatils comme l’énergie et l’alimentaire, indicateur suivi par la Fed) a augmenté à 3,2 % sur un an en mars, contre 3 % auparavant, au plus haut depuis près de trois ans. Les inscriptions initiales au chômage (nouvelles demandes d’allocations) ont atteint 189 000, contre 215 000 attendues pour la semaine se terminant le 25 avril. En Australie, l’indice des prix à la consommation (CPI : mesure des prix payés par les ménages) a dépassé 4,1 % au T1 2026, après 3,6 %. Les marchés évaluent à 70 % la probabilité que la RBA (Banque de réserve d’Australie) relève son taux directeur à 4,35 % le 5 mai. L’AUD/USD évoluait à 0,7201, avec un support (zone de prix où la baisse tend à ralentir) à 0,7074 et près de 0,7059. Le RSI (indice de force relative : indicateur technique mesurant la vitesse et l’ampleur des mouvements, au-dessus de 50 suggère un biais haussier) se situait autour de 61. Des résistances (zones où la hausse peut buter) étaient mentionnées vers 0,7558 et 0,7858. L’intervention japonaise a provoqué un changement marqué, affaiblissant le dollar. Ce mouvement, présenté comme potentiellement le plus important depuis 2022, a ramené l’US Dollar Index vers 98,00, soutenant des devises comme le dollar australien. À court terme, cet élément domine les autres données.Réunion de la RBA et approche de trading
À l’approche de la réunion de la RBA du 5 mai, le marché intègre déjà une forte probabilité de hausse des taux à 4,35 %. La récente accélération du CPI australien à 4,1 % alimente cette attente. Le scénario de fond pour l’AUD se renforce aussi via les matières premières et la Chine. Le minerai de fer est remonté au-dessus de 120 dollars la tonne après un recul plus tôt dans l’année. L’indice Caixin PMI manufacturier (PMI : enquête auprès des entreprises, au-dessus de 50 signale une expansion) d’avril s’est établi à 51,4, indiquant une expansion régulière. Ces facteurs soutiennent la demande pour les exportations australiennes et, par ricochet, la devise. La prudence reste de mise sur le dollar. Un core PCE à 3,2 %, au plus haut depuis près de trois ans, maintient la pression sur la Fed pour conserver une posture restrictive (« hawkish » : priorité à la lutte contre l’inflation via des taux élevés). Un ISM manufacturier (enquête ISM : baromètre de l’activité industrielle américaine) solide la semaine prochaine pourrait effacer une partie des pertes récentes du dollar. En 2022, les interventions japonaises ont eu un impact parfois puissant mais pas toujours durable si l’écart de taux (différentiel entre les taux d’intérêt de deux pays, moteur clé des flux de change) ne se retournait pas. Si l’inflation américaine reste difficile à faire baisser, la période de faiblesse du dollar pourrait être limitée. Après le franchissement de 0,7200 par l’AUD/USD, la volatilité implicite (volatilité attendue par le marché, déduite des prix des options) pourrait avoir augmenté. Cela rend les stratégies de type « bull call spread » (achat d’un call et vente d’un call plus haut pour réduire le coût, en échange d’un gain plafonné) plus pertinentes, avec un objectif possible vers la résistance proche de 0,7558.
Commencez à trader maintenant – Cliquez ici pour créer votre vrai compte VT Markets