Prise de risque et détroit d’Ormuz
Le Conseil de sécurité de l’ONU devrait voter sur une proposition de Bahreïn visant à contraindre l’Iran à rouvrir le détroit d’Ormuz. Le texte a été édulcoré après l’opposition de la Chine et de la Russie, et l’Iran a averti qu’une « action provocatrice » compliquerait la situation. Le Bureau australien des statistiques a indiqué que l’excédent commercial (différence entre exportations et importations) s’est creusé à 5 686 millions en février, contre 2 258 millions le mois précédent après révision à la baisse. Le chiffre dépasse les attentes d’un excédent de 2 500 millions et intervient après la publication des minutes (compte rendu détaillé) de la dernière réunion de la Banque de réserve d’Australie (RBA, la banque centrale du pays). Les marchés s’attendent à une hausse de 60 000 emplois dans les NFP après une baisse de 92 000 en février, avec un taux de chômage stable à 4,4 %. Les volumes d’échanges étaient faibles en raison du vendredi saint, ce qui peut accentuer les mouvements de prix en cas de surprise sur les données (volatilité, c’est‑à‑dire des variations plus fortes et plus rapides des cours).Divergence de politique monétaire et stratégie de marché
Le rapport NFP d’avril 2025 s’était finalement révélé nettement supérieur aux 60 000 attendus, avec plus de 180 000 créations nettes d’emplois et un taux de chômage resté bas à 4,4 %. Cette surprise a confirmé la solidité de l’économie américaine et renforcé la position restrictive (« hawkish » : volonté de maintenir des taux élevés pour contenir l’inflation) de la Réserve fédérale (Fed, la banque centrale des États‑Unis) pour le reste de l’année. La paire AUD/USD est ensuite passée sous 0,6850 et n’a plus réellement menacé 0,6900 en 2025. En Australie, l’excédent commercial élevé début 2025, supérieur à 5 600 millions, a d’abord soutenu l’idée d’une RBA plus ferme. Toutefois, la RBA n’a pas pu suivre la Fed dans un durcissement aussi marqué, face à un dollar en hausse et à un contexte mondial défavorable. Cette divergence de politique monétaire (écart de direction entre banques centrales) est devenue le facteur dominant pour la paire sur la période. À présent, en avril 2026, avec l’AUD/USD autour de 0,6650, cette dynamique reste d’actualité. L’inflation américaine du premier trimestre 2026 s’établit encore à 3,1 %, au‑dessus de l’objectif de la Fed, ce qui réduit les espoirs de baisse de taux à court terme. En parallèle, l’inflation australienne a ralenti à 3,4 %, laissant à la RBA plus de marge pour rester prudente ou envisager un assouplissement plus tard dans l’année. Dans ce contexte, les traders peuvent envisager des positions pour se couvrir ou profiter d’une baisse supplémentaire du dollar australien. Une approche consiste à acheter des options de vente (put : produit qui prend de la valeur si le cours baisse) sur l’AUD/USD avec des prix d’exercice (strike : niveau de cours fixé dans le contrat) sous 0,6600. Vendre des call spreads (stratégie avec options d’achat, call, qui limite le gain mais encaisse une prime) avec un plafond autour de la résistance de 0,6720 peut aussi permettre de tirer parti d’un potentiel de hausse limité dans les prochaines semaines. Créez votre compte VT Markets en réel et commencez à trader dès maintenant.
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