Proposition iranienne et évolutions sur Ormuz
Axios a rapporté que l’Iran, via des intermédiaires pakistanais, a transmis aux États-Unis une nouvelle proposition sur la réouverture du détroit d’Hormuz et la fin de la guerre. Le détroit d’Hormuz est un passage maritime stratégique : une part proche de 20% de l’énergie mondiale (surtout le pétrole et le gaz) y transite. Les discussions sur le nucléaire auraient été repoussées à plus tard. Le média indique aussi que le président américain Donald Trump a annulé ce week-end une visite prévue d’émissaires américains à Islamabad. Selon Axios, Trump aurait jugé la démarche inutile, estimant que la contre-proposition du ministre iranien des Affaires étrangères, Seyed Abbas Araghchi, n’était pas suffisante. L’attention se porte également sur la décision de la Réserve fédérale (Fed, la banque centrale des États-Unis) attendue mercredi. La Fed devrait laisser ses taux inchangés à 3,50%–3,75% pour une troisième réunion consécutive, et avertir d’un risque de hausse de l’inflation (la hausse générale des prix) lié à l’énergie plus chère et à des chocs d’approvisionnement (ruptures ou perturbations qui réduisent l’offre de biens). Le Dollar Index montre actuellement des signes de faiblesse, autour de 106,50 après une récente hausse alimentée par les tensions géopolitiques autour de la production d’OPEP+ (alliance de pays exportateurs de pétrole menée par l’OPEP et la Russie). Ce changement intervient après des informations non confirmées sur une possible réunion d’urgence visant à stabiliser les prix du pétrole, ce qui a calmé les marchés et renforcé le goût du risque. Le WTI (pétrole américain de référence, West Texas Intermediate) a déjà reflué de plus de 95 dollars vers 89 dollars sur cette nouvelle.Signaux sur le marché des produits dérivés
Ce mouvement se voit sur le marché des produits dérivés (instruments financiers dont la valeur dépend d’un actif comme une action, une devise ou une matière première), avec l’indice VIX du CBOE (mesure de la volatilité attendue sur le S&P 500, souvent appelé « indice de la peur ») retombant d’un pic de 22 à moins de 18 en une journée. Les opérateurs doivent garder à l’esprit que « vendre la volatilité » (parier sur une baisse des variations futures, souvent en vendant des options) peut redevenir une stratégie recherchée si ces tensions continuent de se calmer. La baisse de la prime (prix) des puts (options de vente, qui donnent le droit de vendre à un prix fixé) sur le S&P 500 est un signe clair de ce changement de sentiment. Si le dollar se fragilise, certains opérateurs peuvent se tourner vers des options (contrats donnant un droit d’achat ou de vente à un prix déterminé) sur les principales paires de devises comme l’EUR/USD. Acheter des calls (options d’achat) sur l’euro à courte échéance ou vendre des calls sur le dollar permet de se positionner directement sur la poursuite d’un mouvement « risk-on » (préférence des marchés pour le risque). La volatilité implicite (volatilité intégrée dans le prix des options, donc le niveau de mouvement anticipé par le marché) sur les options de devises du G7 (groupe des grandes économies avancées) a baissé, rendant ces stratégies moins coûteuses qu’il y a une semaine.
Commencez à trader maintenant – Cliquez ici pour créer votre vrai compte VT Markets