Les responsables affirment contrôler le détroit
Il a dit penser que le marché serait très bien approvisionné. Il a reconnu que les prix de l’essence pèsent sur les Américains, mais s’attend à une baisse rapide des prix à la fin du conflit. L’indice du dollar (US Dollar Index) n’a pas réagi immédiatement à ces commentaires. Il progressait de 0,12% sur la séance, à 98,32. On nous indique que le détroit d’Ormuz est sous contrôle et que le marché restera bien approvisionné. Toutefois, ce message officiel se heurte au niveau de risque actuel pour le transport de pétrole. Les opérateurs de produits dérivés (instruments financiers dont la valeur dépend d’un actif comme le pétrole, par exemple options et contrats à terme) doivent y voir surtout une tentative d’influencer le sentiment de marché, et non la preuve d’une situation sans risque. L’indice de volatilité du pétrole brut de la CBOE (OVX, un indicateur de volatilité implicite, c’est-à-dire des variations de prix attendues par le marché à partir des options) a grimpé près de 55 ces dernières semaines, un niveau inédit depuis les perturbations logistiques de 2025. Cela signifie que le marché des options (contrats donnant le droit d’acheter ou de vendre un actif à un prix fixé à l’avance) intègre de fortes variations de prix, ce qui contredit le ton rassurant des responsables. Dans ce contexte, des stratégies visant à profiter d’une forte volatilité, comme l’achat de « straddles » (achat simultané d’une option d’achat et d’une option de vente au même prix d’exercice, pour miser sur un mouvement important quel que soit le sens) sur les contrats à terme (futures) sur le Brent, peuvent être envisagées.Les marchés d’options signalent un risque élevé
Même si les responsables assurent ne tirer qu’en cas d’attaque, une erreur de calcul pourrait interrompre les près de 18 millions de barils de pétrole qui transitent chaque jour par le détroit. On se souvient que des attaques de drones à la mi-2019 avaient fait bondir les futures sur le Brent de plus de 14% en une seule séance. Au vu de ces précédents, l’achat d’options d’achat « hors de la monnaie » (prix d’exercice au-dessus du prix actuel, donc moins chères mais nécessitant une hausse plus forte) sur le pétrole pour les prochains mois offre une manière de se positionner sur une escalade potentielle avec un risque limité (la perte maximale est la prime payée). Affirmer que les prix de l’essence baisseront « quand le conflit prendra fin » est révélateur, car aucun calendrier n’est donné. Cette incertitude crée des opportunités sur le secteur de l’énergie. On peut utiliser des options sur des ETF énergie comme le XLE (fonds indiciel coté qui réplique un panier d’actions du secteur énergie) pour se couvrir (réduire un risque) ou spéculer sur la poursuite de la force des producteurs de pétrole, qui bénéficient d’une prime de risque plus élevée (surcoût de prix lié au risque géopolitique). La réaction faible du dollar suggère que le marché des changes considère déjà la devise américaine comme une valeur refuge (actif recherché en période de stress). Une tension durable pourrait prolonger ce mouvement, ce qui soutiendrait une position acheteuse sur le dollar (parier sur sa hausse) face aux monnaies des grands pays importateurs de pétrole. Cela apparaît comme une manière moins volatile de rester exposé au risque géopolitique.
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