Perspectives de divergence de politique monétaire
L’attention se porte aussi sur les prochaines décisions de la Norges Bank (banque centrale de Norvège) et de la Riksbank (banque centrale de Suède). Les marchés intègrent encore plusieurs hausses de taux d’ici la fin de l’année pour les deux. Pour la Riksbank, l’inflation de mars a été plus faible, avec des baisses d’un mois sur l’autre du CPI (indice des prix à la consommation) et du CPI-F (indice des prix à la consommation à taux d’intérêt constant, c’est‑à‑dire corrigé de l’effet des variations de taux sur les coûts du logement). Cela a conduit à retirer près de 50 points de base (pb, soit 0,50 point de pourcentage) des anticipations de resserrement jusqu’à mi-avril. Les anticipations sont ensuite partiellement remontées, en raison d’incertitudes autour d’un éventuel cessez-le-feu. L’article indique que la Riksbank ne devrait pas bouger cette année, tandis que la divergence NOK–SEK (écart entre la couronne norvégienne et la couronne suédoise) pourrait devenir plus visible au fil des cycles à venir.Implications pour les stratégies sur produits dérivés
En revenant sur l’analyse de 2025, l’écart attendu entre la Banque centrale européenne et la Banque d’Angleterre reste le thème dominant. La BCE a bien entamé son cycle de baisse des taux en juin 2025, prenant une avance nette sur ses pairs. Cet écart de politique monétaire crée des opportunités sur les produits dérivés de taux et de change (instruments financiers dont la valeur dépend d’un taux d’intérêt ou d’une devise). La BCE devrait poursuivre l’assouplissement (baisse des taux pour soutenir l’économie), alors que les dernières données montrent une inflation en zone euro ramenée à 2,3% et une croissance du PIB trimestriel limitée à 0,1% (PIB : mesure de la production totale). Les opérateurs peuvent se positionner via des options (contrats donnant le droit, pas l’obligation, d’acheter ou de vendre à un prix fixé) sur des contrats à terme EURIBOR (futures, contrats standardisés portant sur l’EURIBOR, taux de référence à court terme). L’objectif est de profiter si le marché anticipe des baisses plus rapides que prévu. Cela reflète la priorité de la BCE : relancer l’activité. En face, la Banque d’Angleterre reste prudente, car l’inflation domestique résiste, à 2,8%. Cet écart durable suggère que des stratégies sur l’écart entre les taux courts britanniques et ceux de la zone euro peuvent rester pertinentes. Des stratégies sur produits dérivés visant un élargissement du spread (écart) entre les futures SONIA et les futures EURIBOR peuvent être envisagées (SONIA : taux de référence au jour le jour en livres sterling). La divergence nordique évoquée en 2025 s’est aussi confirmée, la couronne norvégienne surperformant nettement la couronne suédoise. La Norvège, mieux orientée, a conduit sa banque centrale à rester en attente, tandis que la Suède a dû assouplir plus fortement. L’enjeu est moins la direction que la volatilité (ampleur des variations), car de nouvelles surprises de politique monétaire pourraient provoquer des mouvements rapides sur la paire NOK/SEK (taux de change entre les deux devises). Dans ce contexte, la volatilité implicite (volatilité attendue par le marché, déduite du prix des options) sur le change, notamment sur l’EUR/GBP, pourrait augmenter autour des réunions. Acheter des options pour viser des mouvements plus forts qu’attendu peut être une approche prudente : elle permet de tirer parti de l’incertitude sans prendre une position directionnelle stricte.
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