Réductions de l’offre et choc sur le marché
L’Arabie saoudite, l’Irak, les Émirats arabes unis et le Koweït ont réduit leur production à cause d’une capacité de stockage limitée (c’est-à-dire moins de place disponible pour entreposer le pétrole). Les estimations situent la baisse totale à 6,7 millions de barils par jour, soit environ 6 % de l’offre mondiale de pétrole. Les gouvernements du G7 ont demandé à l’Agence internationale de l’énergie (AIE) de préparer des scénarios de libération des stocks d’urgence de pétrole (réserves détenues pour faire face aux crises). L’AIE supervise l’utilisation des réserves de pétrole des pays de l’OCDE (un groupe de pays surtout riches et industrialisés) et a indiqué que les gouvernements membres évalueront la sécurité de l’approvisionnement (la capacité à obtenir du pétrole sans rupture) et l’état du marché avant toute décision. Nous nous souvenons des variations extrêmes des prix en 2025, lorsque le détroit d’Ormuz était pratiquement fermé, faisant osciller le Brent entre 81 et 95 dollars. Ce choc d’offre (une baisse soudaine de la quantité disponible), qui a réduit la production mondiale de pétrole d’environ 6,7 millions de barils par jour, a montré à quel point des événements géopolitiques (liés aux tensions entre pays) peuvent rapidement dominer le marché. Les messages précipités sur les réseaux sociaux et la possibilité, à l’époque, d’une libération de stocks par l’AIE ont servi de modèle aux crises énergétiques modernes. Cette expérience de 2025 est importante aujourd’hui, car des tensions similaires continuent d’affecter des routes maritimes essentielles. Par exemple, l’OPEP+ (alliance de pays exportateurs de pétrole et de partenaires) a récemment confirmé qu’elle maintiendrait ses réductions volontaires de production de 2,2 millions de barils par jour jusqu’au deuxième trimestre 2026, ce qui maintient l’offre limitée. Cette rareté de base signifie que toute nouvelle perturbation pourrait amplifier les effets sur les prix.Stratégies d’options pour des marchés instables
Dans ce contexte, acheter des options (contrats donnant le droit, mais pas l’obligation, d’acheter ou de vendre à un prix fixé) est une stratégie clé pour gérer d’éventuels chocs de prix dans les prochaines semaines. Cela permet de profiter de fortes hausses ou baisses tout en limitant le risque à la prime (le coût payé pour acheter l’option). L’indice de volatilité du pétrole brut du CBOE (OVX) (un indicateur de l’ampleur des variations attendues des prix) s’échange au-dessus de 30, un niveau rarement observé de manière durable depuis la crise de 2025, ce qui suggère que le marché intègre déjà une forte incertitude. Pour celles et ceux qui veulent maîtriser les coûts, utiliser des spreads verticaux sur les contrats à terme (futures) Brent ou WTI est une approche logique. Un spread vertical (combinaison de deux options semblables, avec des prix d’exercice différents) permet un rapport gain/risque défini sur un pari directionnel (parier sur la hausse ou la baisse) sans payer entièrement les primes élevées dues à la volatilité. C’est une manière plus prudente de se positionner sur un mouvement de prix tout en protégeant le capital contre des retournements soudains. Il faut aussi anticiper une hausse des activités de couverture (hedging) (se protéger contre un risque de prix) de la part de grands consommateurs comme les compagnies aériennes et les entreprises de transport maritime, fortement touchées en 2025. Cette demande de protection contre une hausse pourrait rendre les options d’achat (calls) relativement plus chères que les options de vente (puts). Cela peut créer des opportunités de trading de la « skew » (écart de prix entre options d’achat et de vente) pour des traders expérimentés capables de profiter de ces différences de prix. En regardant en arrière, la variation de 15 % observée lors de la perturbation d’Ormuz en 2025 était forte, mais elle reste inférieure aux pics de volatilité durant la crise financière de 2008, quand les prix du pétrole ont chuté de plus de 70 % en cinq mois. Cette histoire montre que des chocs d’offre peuvent être suivis d’une destruction de la demande (baisse de la consommation) si l’économie mondiale est touchée. Donc, les traders devraient rester flexibles et envisager une protection contre la baisse via des puts, tout en surveillant les risques de hausse.
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