L’activité industrielle reste stable
La production industrielle a diminué de 0,5 % en janvier par rapport au mois précédent. Cela confirme l’absence de signes d’une hausse prochaine de l’activité. Les données suggèrent que le secteur industriel est stable, mais ne s’améliore pas encore. Par conséquent, il est peu probable qu’il contribue à la croissance économique allemande au premier trimestre, le PIB réel (croissance après prise en compte de l’inflation) ne devant augmenter que très légèrement au mieux. Les derniers chiffres de janvier 2026 montrent que les commandes industrielles allemandes ont fortement baissé, une faiblesse qui rappelle les difficultés observées tout au long de 2025. Les données de base, qui écartent les grands contrats instables, montrent que la tendance reste quasi inchangée. Cela suggère que, même si le secteur industriel ne se dégrade plus, il ne s’améliore pas non plus. Vu l’absence de progression, l’indice boursier allemand DAX (l’indice des principales actions allemandes) semble vulnérable près de ses récents sommets autour de 19 500. On peut y voir une occasion d’acheter des options de vente (« put », un contrat qui gagne de la valeur si le prix baisse) sur le DAX ou sur des ETF liés (fonds cotés en Bourse qui répliquent un indice). Cela permet de se positionner sur une possible baisse du marché dans les semaines à venir, avec un risque limité et connu à l’avance.Conséquences pour les devises et les taux
Cette faiblesse de la plus grande économie de la zone euro crée aussi une opportunité sur les devises, surtout face aux États-Unis. Le dernier rapport sur l’emploi américain indique que l’économie a créé 250 000 emplois, ce qui montre un écart clair de dynamique économique avec l’Allemagne. Cela rend intéressante une stratégie visant à vendre l’euro contre le dollar (être « short » EUR/USD, c’est parier sur une baisse de l’euro face au dollar). Les données suggèrent une stabilisation plutôt qu’une chute marquée, ce qui indique qu’un marché « en range » (évoluant dans une fourchette, sans tendance forte) peut durer pour l’instant. Avec l’indice de volatilité VDAX-NEW (mesure des variations attendues du DAX ; une volatilité basse signifie des mouvements attendus plus faibles) à un niveau bas de 14, l’environnement est favorable à la vente de prime d’options (encaisser le prix de l’option vendeur, en pariant sur l’absence de grands mouvements). Des stratégies comme l’iron condor (montage d’options qui profite d’un prix restant dans une zone définie) sur le DAX pourraient bien fonctionner, en profitant d’un manque de fortes variations. Cette stagnation industrielle continue augmente la pression sur la Banque centrale européenne pour agir plus tard cette année. Même si le marché n’intègre pas totalement une baisse des taux (taux directeur, le taux de référence de la banque centrale) depuis le niveau actuel de 3,75 % avant le troisième trimestre, ces données faibles peuvent changer les anticipations. Cela peut être un bon moment pour acheter des contrats à terme (futures, contrats standardisés pour acheter/vendre plus tard) sur l’obligation allemande à 10 ans (« Bund », la dette de l’État allemand), qui profiterait d’une hausse des attentes de baisse des taux.
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