Les banques centrales signalent de la prudence
Les déclarations de la Banque du Japon, de la Banque d’Angleterre et de la Banque centrale européenne ont montré une réticence à assouplir la politique monétaire (rendre le crédit moins cher, par exemple en baissant les taux) tant que les attentes d’inflation risquent de se désancrer (ne plus rester stables) avec des prix du pétrole plus élevés. Une politique plus stricte ou durablement restrictive pèse en général sur les actifs sans rendement (actifs qui ne versent pas d’intérêt), comme l’argent. Les tensions géopolitiques au Moyen-Orient, impliquant les États-Unis, Israël et l’Iran, ont soutenu les actifs refuges (placements recherchés quand le risque augmente). Dans ce contexte, l’argent est décrit comme ayant un potentiel de baisse limité. Sur les graphiques, le prix restait sous l’EMA 20 jours près de 81,30 $ (moyenne mobile exponentielle, un indicateur de tendance qui donne plus de poids aux prix récents), avec un biais baissier et un RSI sous 40,00 (indice de force relative, un indicateur de momentum) pour la première fois depuis 11 mois. La résistance (zone où le prix a du mal à monter) se situe à 76,50 $, puis 81,00 $ et 84,00 $, tandis que le support (zone où le prix a du mal à baisser) est proche de 70 $ et du plus bas de jeudi à 65,51 $.La demande industrielle pousse l’argent à la hausse
Un facteur majeur derrière cette hausse est l’accélération de la demande industrielle, surtout dans les énergies vertes. Les installations mondiales de panneaux solaires, un grand consommateur d’argent, ont augmenté d’environ 40 % en 2025, atteignant un record de 550 gigawatts (GW, une unité de puissance), et les prévisions pour 2026 indiquent que la tendance continue. Cette consommation industrielle soutenue crée une base fondamentale (soutien lié à l’offre et à la demande réelles) plus solide. Pendant que les tensions au Moyen-Orient apportaient déjà un soutien « refuge » en 2025, des conflits persistants en ont fait un élément plus durable de la prime de risque (surcroît de prix lié à l’incertitude). Cette instabilité continue d’attirer les investisseurs vers des actifs tangibles (biens réels) comme l’argent. Pour les traders sur produits dérivés (instruments dont la valeur dépend d’un actif, comme les options), ce contexte peut favoriser la vente de puts hors de la monnaie (option de vente avec un prix d’exercice en dessous du prix actuel), afin de profiter d’une volatilité implicite plus élevée (volatilité prévue par le marché via le prix des options) et d’un support technique solide. Cette stratégie permet d’encaisser une prime (somme reçue en vendant l’option) tout en encadrant le risque, en pariant que le prix restera au-dessus de supports comme 81 $. Autre possibilité : pour ceux qui anticipent une hausse vers le niveau psychologique de 90 $ (niveau rond souvent surveillé), les spreads haussiers à débit sur calls (stratégie d’options : acheter un call et vendre un autre call plus haut, en payant un coût net) offrent une exposition haussière à coût réduit. Cette stratégie à risque limité permet de profiter d’une nouvelle hausse tout en limitant le coût initial, sans le risque non plafonné de l’achat de contrats à terme (futures, contrats standardisés pour acheter/vendre plus tard).
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