Retour de l’aversion au risque
Le président américain Donald Trump n’a donné aucun calendrier sur le conflit dans une allocution télévisée mercredi. Il a de nouveau appelé les alliés à « trouver le courage » de sécuriser le détroit d’Ormuz, après quoi les actions ont reculé tandis que le pétrole et le dollar progressaient. Sur le graphique, le rebond s’est arrêté mercredi sous 1,1630, au niveau d’une ligne de tendance baissière (ligne reliant des sommets) correspondant à la cassure d’un canal haussier (couloir de variation orienté à la hausse). La tendance générale reste donc orientée à la baisse, avec un MACD (indicateur de dynamique basé sur des moyennes mobiles) proche d’un croisement négatif et un RSI (indice de force relative, qui mesure la vitesse et l’ampleur des mouvements) sous 50, signe d’un momentum affaibli. Les supports (zones où la baisse peut ralentir) se situent près des plus bas des 19 et 31 mars autour de 1,1440, puis sur le plus bas du 13 mars à 1,1411, et sur l’extension de Fibonacci à 127,2 % à 1,1327 (niveau calculé à partir de proportions utilisées pour projeter des cibles de prix). Les résistances (zones où la hausse peut buter) sont à 1,1606, puis 1,1630 et vers 1,1640. Un schéma déjà observé refait surface, rappelant la période de l’an dernier, en 2025. À l’époque, la montée des tensions géopolitiques avait fait grimper le pétrole et entraîné une chute de l’EUR/USD depuis au-dessus de 1,1600. Cette aversion au risque avait renforcé la demande de dollars, considéré comme valeur refuge (actif recherché en période d’incertitude).Options et stratégie de couverture
Aujourd’hui, l’euro s’échange autour de 1,0850, à un niveau nettement plus faible, ces facteurs fondamentaux (éléments macroéconomiques et géopolitiques) s’étant renforcés. Le Brent reste haut, récemment proche de 89 dollars le baril, ce qui pèse sur l’économie de la zone euro importatrice d’énergie. À l’inverse, aux États-Unis, l’inflation de mars ressortait à 3,5 % sur un an, ce qui incite la Réserve fédérale à ne pas baisser ses taux. Dans ce contexte, acheter des options de vente (put : droit de vendre à un prix fixé) sur l’EUR/USD peut être une stratégie adaptée pour les prochaines semaines. Elle permet de profiter d’une poursuite de la baisse tout en limitant la perte au montant de la prime (coût payé pour l’option). Il faut aussi envisager une hausse de la volatilité implicite (volatilité déduite des prix d’options, reflet des anticipations du marché), généralement élevée en période de tensions. Graphiquement, le support de 2025 vers 1,1440 est désormais loin et devient une zone de résistance majeure. Les objectifs les plus proches pour des positions baissières se situeraient plutôt vers 1,0700, ce qui rend attractives des options de vente avec un prix d’exercice (strike : prix fixé dans le contrat) autour de ce niveau. Les investisseurs encore exposés à la hausse de l’euro peuvent envisager une couverture via des contrats à terme vendeurs (futures : contrats standardisés permettant de se protéger d’un mouvement défavorable). La vigueur persistante du pétrole offre un angle lié : les mêmes tensions qui pèsent sur l’euro soutiennent directement les prix du brut. Ainsi, acheter des options d’achat (call : droit d’acheter à un prix fixé) sur des futures WTI ou Brent peut constituer une façon de se positionner sur ce thème.
Commencez à trader maintenant – Cliquez ici pour créer votre vrai compte VT Markets