Perspectives de la Fed et risques géopolitiques
La Fed a relevé sa prévision d’inflation PCE (PCE, l’indice de prix basé sur les dépenses de consommation, une mesure d’inflation suivie de près par la Fed) pour la fin d’année, en citant des risques liés à la hausse des prix de l’énergie associée à la guerre avec l’Iran. Elle a aussi augmenté sa prévision de croissance pour 2026 et a projeté une baisse de taux cette année et une autre en 2027 (une baisse de taux signifie que la banque centrale réduit les taux d’intérêt). Dans le Golfe, des infrastructures énergétiques ont été attaquées après des frappes israéliennes sur le champ gazier iranien de South Pars, présenté comme le plus grand au monde. Le président Donald Trump a averti d’éventuelles représailles de grande ampleur visant des actifs énergétiques, tandis que des informations indiquaient que les États-Unis envisageaient d’élargir leur campagne militaire et de déployer des milliers de soldats en Asie occidentale. Les marchés attendaient aussi des mises à jour de politique monétaire de la BNS (Banque nationale suisse), de la BoE (Bank of England, Banque d’Angleterre) et de la BCE (Banque centrale européenne), ainsi que les inscriptions hebdomadaires au chômage aux États-Unis (indicateur du nombre de nouvelles demandes d’allocations chômage) et l’indice manufacturier de la Fed de Philadelphie (baromètre de l’activité industrielle). Le rapport a été corrigé le 19 mars à 09:02, précisant que le PPI du mois précédent était de 0,5 %, et non 0,3 %. Sur le plan technique (analyse basée sur les graphiques de prix), le cours est passé sous la zone 5 040–5 035 $, qui combinait une EMA 200 périodes en 4 heures (EMA, moyenne mobile exponentielle, un lissage des prix qui donne plus de poids aux données récentes) et le retracement de 38,2 % (niveau dérivé de Fibonacci, utilisé pour repérer des zones possibles de reprise ou de freinage). Le RSI était à 27,86 (RSI, indicateur de momentum ; sous 30 il suggère souvent un marché très vendu), avec une résistance (zone où le prix peut buter) à 4 919,61 $, puis 5 037,25 $, et un support (zone où le prix peut se stabiliser) à 4 843 $, 4 801,97 $ et 4 634,48 $. Avec l’or passant sous des supports clés jusqu’à toucher 4 700 $, la pression immédiate reste clairement baissière, portée par une Fed plus stricte. L’outil FedWatch du CME (CME, grande bourse de produits dérivés ; FedWatch, estimation des probabilités de décisions de la Fed à partir des prix de marché) intègre désormais 85 % de probabilité que les taux restent stables jusqu’à la réunion de juin, ce qui renforce le dollar face aux actifs sans rendement (actifs qui ne versent pas d’intérêt, comme l’or). Cela suggère que des traders pourraient envisager d’acheter des options de vente (put, contrat qui gagne de la valeur si le prix baisse) ou de mettre en place des « bear put spreads » (stratégie avec deux options de vente : achat d’un put et vente d’un autre, pour réduire le coût et plafonner le gain) afin de profiter d’une nouvelle baisse vers le niveau technique de 4 634.Points de stratégie face à la volatilité
Nous pensons que le facteur principal qui pèse sur l’or est l’engagement de la Fed à combattre l’inflation, qui, selon la dernière lecture annuelle du PPI à 3,4 %, reste tenace. Nous avons observé un schéma similaire en 2022 et 2023, où l’or a d’abord souffert face à des hausses de taux agressives, avant que des facteurs géopolitiques ne provoquent un retournement. Une cassure durable sous 4 800 $ (niveau psychologique, c’est-à-dire un chiffre rond souvent surveillé, et support technique) pourrait encourager les vendeurs à viser une correction plus profonde à court terme. Cependant, l’escalade du conflit dans le Golfe persique ajoute une forte incertitude et rend les positions vendeuses directes risquées. Les contrats à terme sur le Brent (contrat à terme, accord d’acheter/vendre plus tard à un prix fixé ; Brent, référence du prix du pétrole) ont déjà dépassé 130 $ le baril cette semaine, le plus haut depuis les chocs d’offre de fin 2025, ce qui montre que les marchés prennent très au sérieux le risque d’un conflit plus large. Dans ce contexte, il peut être pertinent d’envisager des options d’achat peu chères très éloignées du prix actuel (call « out-of-the-money », option d’achat dont le prix d’exercice est bien au-dessus du prix actuel, donc moins chère) comme couverture en cas de hausse rapide liée à une ruée vers les valeurs refuges (actifs recherchés en période de stress). Les forces opposées de la politique monétaire et de la géopolitique font grimper la volatilité (fortes variations de prix), ce qui crée aussi une opportunité. L’indice de volatilité de l’or du Cboe (GVZ, indicateur qui reflète la volatilité implicite des options sur l’or ; la volatilité implicite est la volatilité attendue, déduite du prix des options) a bondi au-dessus de 30, un niveau qu’on n’avait pas vu de façon régulière depuis les tensions bancaires du printemps 2025. Les traders qui anticipent un grand mouvement de prix sans être sûrs du sens peuvent regarder des stratégies comme le « long straddle » ou le « long strangle » (straddle : achat d’un call et d’un put au même prix d’exercice ; strangle : achat d’un call et d’un put avec des prix d’exercice différents), afin de profiter de cette volatilité élevée. Créez votre compte réel VT Markets et commencez à trader maintenant.
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