Force du dollar et hausse du pétrole
L’indice du dollar américain (DXY) a grimpé près de ses plus hauts en trois mois et s’échangeait autour de 99,60 au moment de la rédaction (DXY : indice qui mesure le dollar face à un panier de grandes devises). Le dollar américain a aussi été soutenu car le WTI (pétrole américain de référence) est passé au-dessus de 100,00 $ le baril, sur la crainte que le conflit perturbе l’approvisionnement en énergie. Les traders (intervenants de marché) ont aussi revu leurs attentes d’inflation après le début des hostilités la semaine dernière, augmentant la probabilité que la Réserve fédérale (Fed, banque centrale des États-Unis) retarde ses baisses de taux. En Australie, les attentes de taux restent discutées, tandis que le contrat à terme ASX 30-Day Interbank Cash Rate Futures pour mars 2026 s’échangeait à 96,125 le 6 mars (contrat à terme : accord pour acheter/vendre plus tard à un prix fixé ; « interbank cash rate » : taux au jour le jour entre banques), ce qui suggérait 22 % de probabilité d’une hausse à 4,10 % lors de la prochaine réunion du conseil de la RBA en mars (RBA : banque centrale d’Australie). Si l’on revient au début de la guerre en Iran début 2025, la réaction du marché a été une fuite classique vers la sécurité (déplacement vers des actifs jugés moins risqués). Le DXY a bondi vers un plus haut de trois mois près de 99,60, car les traders cherchaient un refuge dans le dollar (« greenback » : surnom du dollar américain). Ce choc initial a fait chuter l’AUD/USD vers 0,6960, un mouvement surtout lié à la peur géopolitique. Cette demande de valeur refuge pour le dollar américain a ensuite nettement diminué, car le conflit s’est installé dans une impasse durable. On a vu le DXY reculer vers 97,50, l’attention du marché se déplaçant vers les données économiques. Les dernières données d’inflation américaines de janvier 2026 ont montré un CPI global (« headline CPI » : inflation totale, incluant énergie et alimentation) en baisse à 2,8 %, renforçant l’idée que la Fed commencera son cycle de baisse des taux (suite de baisses) d’ici le milieu de l’année.Prix du pétrole et perspectives de politique monétaire
La hausse du WTI au-dessus de 100 $ le baril a aussi été brève, comme souvent : la peur d’un manque d’offre au début laisse place à des ajustements du marché. Après un pic au deuxième trimestre 2025, les prix se sont stabilisés et se situent maintenant dans une zone plus gérable de 85 à 90 $. Cela a réduit les pressions inflationnistes qui avaient d’abord poussé la Fed à retarder son changement de direction (« pivot » : passage d’une politique de hausse/maintien des taux à une politique de baisse). De son côté, la Banque de réserve d’Australie n’a pas augmenté ses taux pendant les turbulences de 2025, craignant que l’incertitude mondiale n’affaiblisse la croissance intérieure plus que la hausse du pétrole n’alimente l’inflation. Le choc initial étant passé, le dollar australien profite d’un redressement de son principal partenaire commercial. Le PMI manufacturier Caixin de la Chine pour février 2026 (PMI : indice des directeurs d’achat, indicateur d’activité ; au-dessus de 50 = expansion) s’est établi à 51,2, signalant une expansion solide qui soutient la demande d’exportations australiennes.
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