Inflation Croissance Incertitude commerciale
Les données de croissance se sont dégradées, dans un contexte d’incertitude autour des relations commerciales entre le Canada et les États-Unis. Le PIB (produit intérieur brut, valeur totale de la production) s’est contracté à un rythme annualisé de 0,6 % au T4 2025 (rythme « annualisé » : variation trimestrielle convertie en équivalent annuel), le PIB mensuel a progressé de 0,1 % en janvier, et l’indice IVEY PMI corrigé des variations saisonnières (enquête auprès d’acheteurs d’entreprises sur l’activité; « contraction » = activité en baisse) est passé en zone de contraction en mars. La décision de politique monétaire est attendue mercredi à 13h45 GMT, suivie d’une conférence de presse à 14h30 GMT. Selon Reuters, les marchés anticipent un statu quo après avril, et 76 % des analystes interrogés ne prévoient aucun changement de politique monétaire en 2026. L’USD/CAD (taux de change dollar américain/dollar canadien) a culminé près de 1,4000 fin mars, a touché 1,3605, et le plus bas de lundi s’est établi à 1,3597. Les niveaux évoqués incluent des résistances (zones où le cours a du mal à monter) au-dessus de 1,3700 et 1,3800, et un support (zone où le cours a tendance à se stabiliser) près de 1,3525.Stratégie de trading sur l’USD/CAD
Le principal défi est le conflit entre une inflation plus élevée et un ralentissement de l’activité. L’inflation de mars a atteint 2,4 %, tirée par les prix de l’énergie, tandis que les ventes au détail de février n’ont progressé que de 0,2 %, confirmant une perte d’élan après la contraction du quatrième trimestre 2025. Cela donne à la Banque du Canada une raison claire d’attendre davantage de données avant d’envisager un changement de cap. Les prix de l’énergie restent la variable clé, le pétrole WTI (West Texas Intermediate, prix de référence du pétrole américain) se maintenant autour de 95 dollars le baril, en nette hausse par rapport à la moyenne de 82 dollars observée pendant une grande partie de 2025. Le gouverneur Macklem a indiqué qu’il était prêt à « regarder au-delà » de ce pic d’inflation à court terme, estimant qu’il devrait s’atténuer plus tard cette année. Cette approche réduit la probabilité d’une hausse surprise des taux. Un tel attentisme a déjà été observé, notamment en 2022, lorsque des banques centrales avaient d’abord qualifié l’inflation de « transitoire » (temporaire). La Banque du Canada choisit de nouveau d’attendre des signes plus durables d’une inflation qui s’ancre (c’est-à-dire qui se maintient et influence salaires et prix), d’autant que la croissance reste fragile. Ce précédent renforce l’idée d’un statu quo pendant plusieurs réunions. Pour les opérateurs, l’opportunité la plus probable se situerait sur le marché des changes, via l’USD/CAD. Si la Banque du Canada reste immobile, l’orientation de la paire dépendra largement de la décision de la Réserve fédérale américaine, également attendue mercredi. La tendance récente de l’USD/CAD est baissière, et des rebonds vers 1,3700 peuvent être vus comme des points d’entrée pour viser un renforcement supplémentaire du dollar canadien. Compte tenu d’une forte résistance attendue vers 1,3700, une réponse pratique pour les intervenants sur produits dérivés (instruments financiers dont la valeur dépend d’un sous-jacent, ici le taux de change) est d’envisager la vente d’options d’achat (call, droit d’acheter un actif à un prix fixé) sur l’USD/CAD avec des prix d’exercice (strike, prix auquel l’option peut être exercée) à ce niveau ou au-dessus. Cette stratégie profite d’une baisse ou d’une évolution latérale de la paire, cohérente avec une Banque du Canada stable et la poursuite de la tendance baissière. La volatilité (ampleur des variations de prix) pourrait augmenter autour des réunions, mais le canal baissier (zone de baisse encadrée par deux lignes de tendance) a des chances de tenir.
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