La demande de dollar augmente avec le risque géopolitique
Le dollar a aussi été soutenu par la hausse des prix de l’énergie liée au conflit, ce qui influence les anticipations sur la politique de la Réserve fédérale (Fed, la banque centrale des États-Unis). Les opérateurs attendent les Minutes du FOMC (compte rendu détaillé de la réunion du comité qui décide des taux de la Fed) pour y voir plus clair. Les statistiques américaines publiées vendredi indiquent que l’économie a créé 178 000 emplois en mars 2026, après une baisse révisée de 133 000 (initialement annoncée à -92 000). Ce chiffre dépasse les attentes (+60 000), tandis que le taux de chômage (part de la population active sans emploi) est descendu à 4,3% contre 4,4%. La livre sterling est restée sous pression, sur fond de risque de choc énergétique au Royaume-Uni, du fait de sa dépendance aux importations d’énergie. La prudence demeure également concernant les finances publiques britanniques (niveau de déficit et de dette de l’État).Les marchés réévaluent les risques liés à la Fed et au Royaume-Uni
Le rapport sur l’emploi américain, meilleur qu’anticipé, renforce l’idée que la Fed repoussera d’éventuelles baisses de taux. Le dernier chiffre de CPI (indice des prix à la consommation, mesure de l’inflation) montre une inflation sous-jacente à 3,8% (inflation hors éléments très variables comme l’énergie et l’alimentation), bien au-dessus de l’objectif de la Fed. Les marchés de dérivés (instruments financiers dont la valeur dépend d’un actif, comme les contrats à terme ou les options) intègrent désormais une probabilité plus faible d’assouplissement cette année. La hausse des prix de l’énergie, avec les contrats à terme sur le Brent testant récemment 125 dollars, pèse sur la livre sterling. Les contrats à terme (futures) sont des accords standardisés pour acheter ou vendre un actif à une date future à un prix fixé. La dépendance du Royaume-Uni aux importations d’énergie rend son économie plus vulnérable, ce que reflètent les dernières données de PIB trimestriel (production totale de l’économie) montrant une contraction de 0,1%. Cette fragilité soutient une vision négative de la devise. L’incertitude accrue implique des mouvements de prix importants dans les prochaines semaines. La volatilité implicite à un mois sur les options GBP/USD (estimation, par le marché, de l’ampleur future des variations) est passée d’environ 8% à plus de 13%, signe que le marché se prépare à des secousses. Une option (droit, et non obligation, d’acheter ou de vendre à un prix fixé) est utilisée pour se couvrir ou spéculer. Cette situation rappelle la recherche de sécurité observée lors des inquiétudes sur la dette souveraine au troisième trimestre 2025, même si le moteur actuel est plus géopolitique. À l’époque, le dollar s’était aussi nettement apprécié face aux monnaies de pays aux finances publiques plus fragiles, un schéma que le marché remet en avant à propos du Royaume-Uni aujourd’hui.
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