Réaction du marché et volatilité
La priorité est de confirmer ces informations, car les premiers titres peuvent provoquer des mouvements excessifs. La volatilité implicite des options sur le pétrole (une estimation, intégrée dans les prix, de l’ampleur des variations à venir) a probablement fortement augmenté, rendant l’achat d’options d’achat (« calls », un contrat donnant le droit d’acheter à un prix fixé) très coûteux, même si ces positions peuvent rapporter gros en cas de forte hausse. Cela avait déjà été observé début 2022 après l’invasion de l’Ukraine, lorsque l’indice OVX du CBOE (un indicateur de la volatilité attendue sur le pétrole) avait plus que doublé en quelques semaines. Le risque central est le détroit d’Ormuz, passage maritime étroit et essentiel pour l’énergie mondiale. Environ 21 millions de barils, soit près de 20% de la consommation mondiale quotidienne, y ont transité l’an dernier selon les dernières données de l’EIA (l’agence américaine de l’énergie). Une fermeture totale ou partielle retirerait très vite une quantité importante de pétrole du marché. Les courbes à terme du Brent et du WTI (les prix des contrats pour les mois à venir) seront à surveiller: elles pourraient accentuer une forte « backwardation », une situation où les prix proches sont plus élevés que les prix lointains, signe de craintes immédiates sur l’offre. Ce signal serait d’autant plus sensible que les stocks mondiaux montraient déjà de légères baisses au premier trimestre 2026. L’écart entre le contrat du mois en cours (« front-month », l’échéance la plus proche) et celui à six mois est un indicateur clé pour détecter un mouvement de panique. Le marché se souvient toutefois des attaques contre des installations saoudiennes en 2019: les prix avaient fortement grimpé puis la hausse s’était effacée en moins de deux semaines, une fois la production rétablie. Si l’épisode reste limité, sans blocage durable, la hausse pourrait être brève. Dans ce contexte, recourir à un « call spread » (acheter un call et vendre un autre call à un prix d’exercice plus élevé, pour limiter le coût et le risque) peut être plus prudent que de conserver une position acheteuse directe sur des contrats à terme (« futures », contrats standardisés d’achat/vente à une date future) tant que la situation n’est pas plus claire.Marges de raffinage et écarts sur les produits
L’enjeu ne concerne pas seulement le brut: les marges de raffinage pourraient aussi se tendre. Le « crack spread » (l’écart entre le prix du brut et celui de produits raffinés comme l’essence et le gazole, qui mesure la rentabilité du raffinage) devrait s’élargir en cas de crainte de rupture d’approvisionnement en brut. Négocier des contrats ou des options sur les produits raffinés peut être une autre façon de se positionner à la hausse sur cet événement.
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