Facteurs du retournement
Les variations de prix ont suivi plusieurs nouvelles, dont des déclarations politiques américaines et un communiqué de Saudi Aramco (la compagnie pétrolière nationale d’Arabie saoudite). Saudi Aramco a dit qu’elle augmenterait les volumes de pétrole transportés par son oléoduc vers la mer Rouge à 7 mb/j (millions de barils par jour) en quelques jours, ce qui lui permettrait de reprendre 70% de ses expéditions habituelles de pétrole. En fin de séance, des informations sur un possible minage du détroit d’Ormuz (poser des mines en mer pour bloquer ou menacer la navigation dans ce passage clé) ont brièvement fait monter les prix. Les prix ont ensuite rechuté après que le Wall Street Journal a indiqué que l’AIE (Agence internationale de l’énergie, organisme qui coordonne notamment les stocks d’urgence des pays membres) proposait la plus grande libération de réserves de pétrole de l’histoire (vente de pétrole stocké par les États pour faire baisser les prix) afin de répondre à la hausse des prix. Compte tenu de la chute soudaine de 2025, les opérateurs devraient envisager des stratégies qui gagnent quand les prix bougent fortement, même sans prévoir le sens. La volatilité implicite (niveau de mouvement attendu, déduit des prix des options) sur les options Brent a déjà monté, l’indice OVX (indicateur de volatilité sur les options du pétrole) passant de 30 à 35 ces deux dernières semaines. Cela pousse à utiliser des straddles ou des strangles (stratégies d’options qui cherchent à profiter d’un grand mouvement, à la hausse ou à la baisse) plutôt que de parier seulement sur une hausse ou une baisse du prix. Les bases offre/demande restent tendues (peu de marge entre production et consommation), malgré les risques liés aux titres. La dernière réunion de l’OPEP+ (OPEP et pays alliés, groupe qui coordonne la production) a maintenu les réductions de production jusqu’au deuxième trimestre, et les prévisions de mars 2026 de l’EIA (Agence américaine d’information sur l’énergie, organisme public de statistiques et de prévisions) ont légèrement réduit l’estimation de la croissance du pétrole de schiste américain (pétrole extrait de roches, produit surtout aux États-Unis). Cela suggère que, même si une avancée diplomatique rapide pouvait faire baisser les prix, le niveau “plancher” est plus élevé qu’il y a un an.Positionnement et gestion du risque
On a vu en 2025 comment des annonces de Saudi Aramco ou de l’AIE pouvaient inverser une hausse en quelques heures. Donc, conserver des positions acheteuses (parier sur la hausse) sans protection est très risqué dans les prochaines semaines. Les opérateurs peuvent envisager d’utiliser des call spreads (acheter une option d’achat et en vendre une autre plus haut pour limiter le gain maximal mais réduire le coût) ou d’acheter des puts (options de vente, utilisées ici comme assurance contre une baisse rapide). La courbe des contrats à terme (comparaison des prix selon les échéances futures) donne aussi une information, avec un prix à 12 mois autour de 81 $/baril, ce qui indique une tension durable mais pas de panique. Cette backwardation (prix proche plus élevé que le prix lointain, signe de marché tendu) soutient des positions acheteuses, mais les leçons de 2025 montrent qu’une nouvelle peut l’emporter sur les bases du marché. Surveillez toute annonce de libération de la réserve stratégique de pétrole (stocks d’urgence de l’État), car cela avait fortement alimenté la baisse à l’époque.
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