Ce que représente le WTI
Le WTI est un pétrole brut (pétrole non raffiné) négocié dans le monde entier. Il fait partie des trois principales références de prix du pétrole, avec le Brent et le Dubai Crude. Il est produit aux États-Unis et livré via le hub de Cushing (grand centre de stockage et de livraison du pétrole, en Oklahoma, utilisé pour les contrats). Les prix du WTI sont surtout déterminés par l’offre et la demande: croissance mondiale, guerres, sanctions et décisions de l’OPEP. Le dollar américain influence aussi le prix, car le pétrole est généralement acheté et vendu en dollars. Les rapports hebdomadaires sur les stocks (quantités de pétrole stockées) publiés par l’American Petroleum Institute (API, organisation du secteur) et l’Energy Information Administration (EIA, agence fédérale) peuvent faire bouger les cours. Leurs chiffres sont proches (écart inférieur à 1%) environ trois quarts du temps. L’OPEP regroupe 12 pays producteurs qui fixent des quotas de production (niveaux de production ciblés) lors de réunions, en général deux fois par an. L’OPEP+ inclut aussi dix pays non membres de l’OPEP, dont la Russie.Réaction du marché et prime de risque
On se souvient de la réaction du marché l’an dernier pendant le conflit avec l’Iran. Lorsque l’allocution présidentielle de début mars 2025 a laissé entendre la fin de l’opération, les contrats à terme (prix fixé aujourd’hui pour une livraison future) sur le WTI ont fortement reculé, passant sous 94 dollars le baril. Cela montre à quelle vitesse une prime de risque géopolitique (surcoût lié aux risques de guerre et de perturbation de l’offre) peut disparaître lorsque la situation se calme. Aujourd’hui, avec un WTI autour de 85 dollars le baril, les facteurs en jeu diffèrent, notamment le regain de tensions autour du détroit d’Ormuz (passage maritime clé pour les exportations de pétrole). Malgré ces titres, l’indice de volatilité du pétrole brut du CBOE (OVX, mesure des variations anticipées des prix via les options) évolue autour de 35, loin des pics au-dessus de 50 observés pendant le conflit en 2025. Cela suggère que le marché pourrait sous-estimer le risque d’une perturbation de l’approvisionnement dans les prochaines semaines. Autre élément, le dernier rapport de l’EIA a fait état d’une hausse inattendue des stocks de pétrole brut américains de 2,1 millions de barils. Cela peut indiquer une demande des consommateurs plus faible, ce qui contrebalance les craintes géopolitiques. Les prix pourraient donc être tirés dans des directions opposées selon les nouvelles sur les stocks et la politique. Dans ce contexte de volatilité actuellement faible, certains opérateurs peuvent envisager les options (produits dérivés donnant le droit, et non l’obligation, d’acheter ou de vendre à un prix fixé). Acheter des options d’achat à échéance lointaine permet de profiter d’un éventuel bond des prix lié au Moyen-Orient, tandis que des options de vente peuvent servir de couverture (protection) contre un affaiblissement de la demande confirmé par de futurs rapports sur les stocks. Une stratégie combinant achat d’une option d’achat et d’une option de vente (straddle), ou une variante avec des prix d’exercice différents (strangle), peut aussi permettre de miser sur une hausse de la volatilité elle-même. La prochaine réunion de l’OPEP+ est un autre rendez-vous important. L’an dernier, après le conflit de 2025, le groupe avait maintenu sa production pour laisser le marché se stabiliser. Tout signal indiquant ce mois-ci qu’ils envisagent des réductions de production pour compenser des indicateurs de croissance mondiale faibles pourrait l’emporter sur des données de stocks défavorables et pousser les prix à la hausse.
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