Elias Haddad (BBH) souligne une inflation suisse contrastée : l’énergie a soutenu le taux global, tandis que l’inflation sous-jacente a nettement reculé à des plus bas.

by VT Markets
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May 5, 2026
Les données d’avril sur l’indice des prix à la consommation (IPC) en Suisse sont contrastées. L’IPC global (tous postes, y compris énergie et alimentation) ressort à 0,6% sur un an, conforme au consensus et en hausse après 0,3% en mars, en raison de la hausse des prix de l’énergie. C’est le niveau le plus élevé depuis le T4 2024. L’inflation globale est proche de la projection de la Banque nationale suisse (BNS) pour le T2, à 0,5%. En revanche, l’IPC sous-jacent (inflation « hors éléments très volatils », généralement énergie et parfois alimentation) recule à 0,3% sur un an, sous le consensus de 0,5% et après 0,4% en mars, au plus bas depuis plusieurs années. Le rapport associe la baisse de l’inflation sous-jacente à l’idée que la BNS peut laisser ses taux inchangés. Il indique aussi que le marché pourrait réduire le scénario d’une hausse de taux de 25 points de base (0,25 point de pourcentage) jusqu’à 0,25% d’ici la fin de l’année. Le franc suisse est présenté comme soutenu par une demande de valeur refuge (achats d’actifs jugés plus sûrs en période d’incertitude), ce qui pourrait compenser des attentes plus faibles de durcissement de la politique monétaire de la BNS. L’an dernier, on a observé une situation comparable: une inflation sous-jacente faible en Suisse suggérait que la banque centrale pouvait maintenir ses taux stables. La lecture à l’époque (en 2025) était que le statut de valeur refuge du franc pèserait davantage que les anticipations de taux d’intérêt plus faibles. Cette mécanique semble se reproduire, plus nettement encore aujourd’hui. La demande pour les actifs perçus comme stables est renforcée par des tensions géopolitiques persistantes et par la forte instabilité récente des marchés d’actions mondiaux. On le voit dans la paire EUR/CHF (taux de change euro/franc), qui teste régulièrement des niveaux sous 0,97 malgré un écart de taux d’intérêt en faveur de l’euro. Ce climat d’aversion au risque (préférence pour la sécurité plutôt que pour les actifs risqués) soutient le franc et l’emporte sur la politique monétaire. Pour les opérateurs sur produits dérivés (instruments dont la valeur dépend d’un actif sous-jacent, ici l’EUR/CHF), ce contexte suggère qu’il reste cohérent de privilégier un scénario de franc fort. Vendre des options d’achat EUR/CHF « hors de la monnaie » (options dont le prix d’exercice est au-dessus du niveau actuel, donc peu susceptibles d’être exercées si le change ne monte pas) peut permettre d’encaisser une prime (le prix payé par l’acheteur de l’option), en partant du principe que l’attrait refuge du franc limitera toute hausse marquée de la paire. Cette stratégie vise à profiter à la fois d’un franc solide et d’un marché évoluant surtout en range (sans tendance forte) dans les prochaines semaines.

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