Perspectives de politique de la Fed
La Réserve fédérale (Fed, banque centrale américaine) devrait largement laisser ses taux inchangés lors de sa réunion d’avril. Cela maintiendrait la fourchette cible des fed funds (taux directeur au jour le jour auquel les banques se prêtent des fonds aux États-Unis) à 3,50%-3,75%, ce qui constituerait un troisième statu quo consécutif. L’attention se portera ensuite sur l’indice des prix des dépenses de consommation personnelle (PCE) jeudi, l’indicateur d’inflation privilégié par la Fed (mesure l’évolution des prix payés par les ménages). Une inflation plus élevée que prévu pourrait renforcer le dollar américain face au dollar néo-zélandais à court terme. Plus largement, le « Kiwi » est influencé par les statistiques néo-zélandaises, la cible d’inflation de 1% à 3% de la Banque de réserve de Nouvelle-Zélande (RBNZ, banque centrale du pays) avec un point d’équilibre recherché proche de 2%, le rôle de la Chine comme premier partenaire commercial, et les prix des produits laitiers, principale exportation. Le NZD/USD trouve actuellement un soutien autour de 0,6050, montrant une certaine résistance malgré des signaux mondiaux contrastés. On observe une dynamique proche de celle de la même période en 2025, lorsque des nouvelles géopolitiques positives avaient temporairement amélioré l’appétit pour le risque (tendance des investisseurs à acheter des actifs plus risqués). Cela montre un marché très sensible aux informations, notamment sur une baisse des tensions dans les conflits.Options et volatilité
En 2025, l’espoir suscité par une proposition iranienne visant à rouvrir le détroit d’Ormuz paraît désormais lointain. Même si un conflit ouvert à grande échelle a été évité, l’incertitude persiste, comme l’ont montré des informations début avril 2026 sur des exercices navals ayant brièvement perturbé le trafic des pétroliers. Cette tension de fond suggère que l’achat d’options d’achat (call, contrat donnant le droit d’acheter à un prix fixé) sur le dollar américain peut servir de couverture (protection contre une hausse du dollar) en cas de regain soudain des tensions. La Fed devrait laisser ses taux dans une fourchette de 4,00%-4,25% cette semaine, surtout après un Core PCE (inflation « sous-jacente », hors éléments très volatils comme l’énergie et l’alimentation) de mars resté élevé à 3,1%. Toutefois, avec un taux directeur néo-zélandais à 5,00%, le portage reste favorable pour le Kiwi : le « carry » (gain potentiel lié à l’écart de taux d’intérêt entre deux devises) demeure attractif. Cet écart de taux continue de soutenir la paire NZD/USD. Il faut aussi prendre en compte les facteurs de fond qui soutiennent le Kiwi, meilleurs que l’an dernier. Le dernier PMI manufacturier Caixin en Chine (indice d’activité du secteur industriel, au-dessus de 50 = expansion) à 51,5 suggère une stabilisation de l’économie du principal partenaire commercial de la Nouvelle-Zélande. Par ailleurs, l’indice Global Dairy Trade (référence internationale des prix des produits laitiers) a progressé régulièrement, la dernière enchère affichant +1,2%, ce qui améliore les perspectives d’exportation. Ces signaux opposés — risque géopolitique contre amélioration des fondamentaux (données économiques et facteurs structurels) — favorisent un contexte où la volatilité implicite (volatilité attendue par le marché et intégrée dans le prix des options) pourrait être sous-évaluée. Les opérateurs peuvent envisager des stratégies comme le straddle (achat simultané d’un call et d’un put au même prix d’exercice) ou le strangle (achat d’un call et d’un put à des prix d’exercice différents) sur le NZD/USD pour profiter d’un mouvement marqué dans un sens ou dans l’autre dans les prochaines semaines. L’enjeu sera de caler ces positions autour de la réunion de la Fed et de nouvelles informations en provenance du Moyen-Orient.
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