Les ventes en attente signalent une demande de printemps plus faible
La baisse continue des ventes en attente sur un an, à -0,8 %, montre que la demande continue de faiblir à l’approche du printemps. Cette tendance suggère que les taux élevés des prêts immobiliers (le pourcentage d’intérêt payé sur un crédit logement) limitent l’activité des acheteurs plus que prévu. Il faut s’attendre à ce que cette faiblesse se traduise par des ventes de logements existants plus basses dans les prochains mois. Ces données augmentent la probabilité que la Réserve fédérale (la banque centrale des États-Unis) maintienne ses taux inchangés lors de sa prochaine réunion, car elles suggèrent un ralentissement de l’économie. En regardant les contrats à terme sur les taux d’intérêt (des produits financiers basés sur les taux futurs), le marché intègre maintenant une probabilité un peu plus élevée d’une baisse de taux d’ici le troisième trimestre, par rapport à la semaine dernière. On peut envisager de se positionner pour une courbe des taux plus plate (un écart plus faible entre les taux à long terme et à court terme), car les attentes de croissance à long terme peuvent baisser. Pour les produits dérivés sur actions (des contrats financiers dont la valeur dépend d’une action ou d’un indice, comme les options), c’est un signal négatif pour les ETF de constructeurs de logements comme ITB et XHB (ETF : fonds coté en Bourse qui regroupe plusieurs actions). Acheter des options de vente, dites « puts » (contrats qui gagnent de la valeur si le prix baisse), sur ces secteurs ou sur de grands distributeurs de rénovation peut servir de protection contre une nouvelle baisse de l’activité immobilière. Les derniers résultats publiés par ces entreprises ont déjà mis en avant des inquiétudes sur la capacité des ménages à payer, et ces données confirment la tendance. La faiblesse de l’immobilier, un élément important de l’économie, accroît l’incertitude sur les marchés. On le voit avec le VIX (indice de volatilité attendu du marché américain, souvent appelé « indice de la peur ») qui monte légèrement à 16,5 ce matin. Dans ce contexte, des stratégies de protection avec des options de vente sur le S&P 500 (indice boursier regroupant 500 grandes entreprises américaines) deviennent plus intéressantes, notamment pour se couvrir contre un effet de contagion sur les dépenses des ménages. Un ralentissement du marché immobilier précède souvent une baisse des achats non essentiels.Les taux de crédit immobilier maintiennent la pression sur l’accessibilité
Ces données s’inscrivent dans un contexte de taux fixes à 30 ans qui restent au-dessus de 6,3 %, selon la dernière enquête de Freddie Mac (organisme américain qui suit et publie des données sur les taux de prêts immobiliers). Cette difficulté d’accès au financement est la principale raison du ralentissement et renforce l’idée que les actifs liés au logement sont fragiles. Il faut suivre de près les statistiques hebdomadaires des demandes de prêts immobiliers (nombre de nouvelles demandes de crédit) pour repérer un éventuel retournement ou une dégradation supplémentaire.
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